06 mai 2008
Eoliennes au Sénépy : MW France prend position
lu sur : Mountain Wilderness France
La société Boralex prévoit l'implantation d'une série d'éoliennes sur les crêtes du Sénépy, sommet que le site Internet "Sud Grenoblois tourisme" identifie ainsi dans sa rubrique "Découverte de la nature - le relief" : "Culminant
à 1769 m, le Senépy se situe dans le prolongement de la montagne du
Connex. Son échine formée d’un ensemble de collines rondes recouvertes
de pâturage s’étend jusqu’à la Mure. On peut y pratiquer la raquette,
notamment au départ des Signaraux.
Face au Senépy, voici la fameuse Pierre Percée située sur les hauteurs
de La Motte d’Aveillans. Cette roche à la forme particulière, évoquant
un diable agenouillé face contre terre, a alimenté une légende locale.
Elle est l’une des sept merveilles du Dauphiné."
Concernée par ce projet d'aménagement prévu sur un sommet visible d'une bonne partie du Sud Isère, du Trièves et de la Matheysine en particulier, mais également depuis la Pierre Percée, MW France a pris une position défavorable à ce projet d'améngement, justifiée par les arguments présentés dans le texte ci-dessous.
Projet Boralex de ferme éolienne au Sénépy (Matheysine, Isère)
Avis de Mountain Wilderness France
lundi 31 mars 2008
MOUNTAIN WILDERNESS France (MW France) a été tardivement informée par
plusieurs associations environnementalistes d’un projet avancé de
réalisation d’une ferme de sept éoliennes sur les crêtes du Sénépy en
Matheysine.
MW France n’a pas vocation statutaire à prendre position sur la
politique d’approvisionnement énergétique du pays et, en l’occurrence,
sur la pertinence du recours à l’énergie éolienne pour la production
d’électricité. Cependant elle entend apporter sa contribution au débat
dans la mesure où un tel projet s’inscrit dans un territoire et des
paysages de montagne au cœur de son champ d’activités.
L’épuisement programmé des ressources fossiles et l’augmentation
dramatique des taux de GES (gaz à effet de serre) dans l’atmosphère
terrestre exigent en première urgence un recours massif aux économies
d’énergie notamment dans les domaines énergivores du bâtiment, des
transports du fret et des déplacements individuels et collectifs en
même temps qu’une diversification résolument ciblée des sources
d’approvisionnement énergétique les moins polluantes.
Très vigilante quant à toutes les formes d’équipement et de
marchandisation de la montagne, MW France n’a de cesse d’en appeler à
une meilleure prise en compte des paramètres environnementaux dans
l’étude de tout aménagement et d’affirmer que, moins que jamais, les
retombées économiques d’un projet ne peuvent suffire à le justifier. En
particulier, et quel que soit l'intérêt de plus en plus évident de
développer la part des énergies renouvelables, en sus des
indispensables économies d'énergie, il est essentiel de préserver des
espaces naturels de grande qualité, car ils sont une composante de
paysages de montagne attractifs et précieux, porteurs d'émotions
indispensables à l'équilibre et au bonheur des visiteurs.
MW France exige donc la présentation préalable d’un « schéma
départemental éolien » (SDE) établi en concertation avec les
associations précitées et les organismes institutionnels concernés :
Parcs, Commissions des sites, Comités de massif. Or MW France est
informée de l’intention des constructeurs de profiter de l’absence
actuelle de SDE pour étendre leur projet d’équipement aux crêtes
voisines du Conest.
MW France a eu dernièrement communication de l’ensemble des réponses
apportées par la société Boralex aux questions formulées par les élus
et les associations lors d’une réunion locale tenue dans la commune de
Prunières le 31 janvier 2008. MW France observe que plusieurs questions
parmi les plus pertinentes restent à ce jour sans réponses.
Constatant ainsi que :
-
le projet en question ne s’inscrit pas dans un SDE préalablement défini,
-
aucune garantie n’est donnée quant à sa stricte limitation dans l’espace et le temps au territoire initialement investi,
-
la pertinence du choix du site retenu n’est pas démontrée,
-
l’étude d’impact du projet n’apporte pas de garanties suffisantes quant à l’impact des voies d’accès et de la fréquentation « touristique » du site dont celle des véhicules motorisés de loisir,
-
l’enterrement de la ligne aérienne THT qui défigure de longue date les crêtes du Sénépy n’est pas évoqué comme mesure compensatoire,
-
aucun engagement écologiquement vertueux n’est à ce jour pris par les communes bénéficiaires du projet quant à l’utilisation des fonds perçus,
-
la responsabilité juridique et les provisionnements destinés à garantir le démantèlement en fin d’exploitation de l’ensemble des installations ne sont pas clairement définis,
-
la participation des associations environnementalistes au Comité de suivi du parc éolien n’est pas assurée,
MW France donne un avis défavorable à ce projet.
A noter : un rassemblement festif est prévu sur les lieu le 6 avril
prochain, porté par Paysages de France et les associations locales.
Plus d'infos sur le site de la MNEI.
Répression chinoise au Tibet: Manifestation nationale le samedi 10 mai à Paris !
SolHimal
Association reconnue partenaire officiel par le Kashag
Gouvernement Tibétain en Exil
"Si les amoureux de la liberté dans le monde entier ne s'élèvent pas contre
l'oppression chinoise en Chine et au Tibet, alors nous avons perdu toute autorité morale
pour parler au nom des droits de l'Homme n'importe où dans le monde"
Nancy Pelosi
| Actualités : Les informations sur la répression chinoise au Tibet | Dernière minute |
Tibet :
De 3 ans de prison à la réclusion à perpétuité, ce sont les premières
condamnations infligées à une trentaine de tibétains accusés d'avoir
participé à des manifestations au Tibet en mars dernier.
Le bilan des manifestations serait d'au moins de 203 morts et 5.175 Tibétains arrêtés.
Depuis le 15 mars, pas un seul Tibétain n'a réussi à fuir le pays. Ils
étaient auparavant plus d'une centaine chaque mois à venir trouver
refuge au Népal ou en Inde, traversant l'Himalaya au péril de leur vie.
Ce sont en effet 2.500 tibétains dont de nombreux enfants qui fuient
chaque année ce pays décrit comme un paradis par les autorités
chinoises. Certains d'entre-eux sont ensuite interpellés au Népal
et livrés aux forces de l'ordre chinoises. 300.000 soldats chinois ont
été envoyés au Tibet pour y rétablir l'ordre, portant à un demi-million
de soldats leur effectif total dans la région.
>> Signez la pétition en ligne !
>> Manifestation nationale à Paris samedi 10 mai
Vidéos : Rappels historiques
>> Tibet : Pourquoi la Chine a-t-elle envahi le Tibet ? (12'59)
>> Tibet : Histoire d'une tragédie (52')
>> Tibet : Un peuple en exil (1h17')
>> Tibet : Exécution de réfugiés au col de Nangpa-la (3'06)
>> Tibet : Lhassa - La mémoire confisquée (10')
>> Tibet : Passé, présent, avenir (14'58)
>> Chine : 200 millions d'esclaves, les mingongs audio (16'29)
Chine : Reprise du dialogue avec des émissaires du Dalai Lama...
Les autorités de Pékin qui désespèrent de voir la mobilisation mondiale
en faveur du Tibet s'essouffler et craignent à présent une extension à
toute la Chine ont finalement accepté de rencontrer deux émissaires du
Dalai Lama à Schenzhen (sud-est de la Chine). Le président Hu Jintao a
souhaité que ces entretiens informels aboutissent à des "résultats
positifs" mais l'avancée ne sera sensible que le jour où Pékin
consentira à rencontrer directement le Dalai Lama en terrain neutre. 6
Rounds de discussions ont en effet eu lieu depuis 2002 qui n'ont rien
donné.
Méfiance des autorités vis-à-vis des manifestations nationalistes
Le régime de Pékin qui avait jusqu'ici défendu, voire encouragé, les
manifestations d'étudiants visant en particuliers les magasins français
du groupe Carrefour, a décidé de mettre un terme à ces
rassemblements. Leur crainte est avant tout de voir les manifestations
stimuler des mouvements démocratiques d'étudiants comme ça avait été le
cas en 1989 après la révolte de Lhassa. La répression avait alors été
sanglante et l'image de la Chine ternie durablement.
La police chinoise reconnaît avoir tué par balle un présumé "insurgé" tibétain
dans le nord-ouest de la Chine a indiqué l'agence officielle Chine
Nouvelle. Il aura fallu plus d'un mois et demi pour que le Régime de
Pékin reconnaisse des faits annoncés dans tous les médias étrangers
taxés pourtant de chercher à désinformer l'opinion internationale.
A 100 jours des JO, Pékin tient les Ouïghours à l'oeil >> Lire l'article
France : Excuses, fermeté, double langage, inaction... La France discréditée sur la scène internationale.
Nicolas Sarkozy, invité ce jeudi sur France 2,
semblait moins conciliant à l'égard du gouvernement chinois. Mais le
double langage à destination des français ou à destination de Pékin est
bien difficile à suivre quand bien même il viserait à créer les
conditions d'un dialogue. Nicolas Sarkozy s'est dit "choqué par ce qui
s'est passé au Tibet" et déclare choisir le "chemin d'intransigeance
sur la question des droits de l'homme" appelant à une position commune
de l'ensemble des pays de l'Union européenne. Il a par ailleurs demandé
à "davantage d'autonomie pour le Tibet" relayant en cela les appels du
Dalai Lama. Enfin, il a avoué que "si ce dialogue ne s'engage pas,
chacun prendra ses responsabilités". Mais après l'invitation solennelle
du colonel Kadhafi, les propos tenus en Tunisie ces derniers jours, et
les excuses nationales présentées au régime de Pékin par
l'intermédiaire de JP Raffarin, le doute est de mise sur ce que le
président entend par "défense des droits de l'homme".
L'ancien Premier ministre JP Raffarin
qui présentait sa mission comme un succès après les annonces chinoises
d'un retour possible au dialogue* aura seulement réussi à démontrer que
Pékin méprise ce type de diplomatie faite de ronds de jambe et de
poignées de mains moites.
Bien entendu, Raffarin est revenu les mains vides et aucune proposition
de dialogue n'a été concrêtement formulée par Hu Jintao et son Premier
ministre Wen Jiaobai.
La France, qui entend défendre ses intérêts économique dans la région,
n'a toujours pas compris que Pékin préfère négocier ses contarts avec
des Etats convaincus de leurs propres opinions (USA, Canada,
Allemagne...) plutôt que des pays opportunistes qui n'offrent aucune
garantie d'avenir.
Jampal Chosang, responsable du Bureau du Tibet à
Paris, a souhaité qu'une rencontre entre Hu Jintao et le Dalai Lama ait
lieu à Paris. 6 rounds de négociation qui n'ont donné aucun résultat
ont déjà eu lieu en Chine depuis 2002. le gouvernement chinois s'est
jusqu'ici toujours refusé à dialoguer directement avec le Dalai Lama,
ce qui témoigne d'une volonté particulièrement mesurée de voir ces
négociations aboutir.
Le footballeur Lilian Thuram
a déclaré dans le JDD que, s'il était contre un boycott des JO, il est
légitime de profiter de la tribune olympique pour essayer de venir en
aide à un peuple opprimé.
>> Envoyer un mail au Président de la République en 1 clic
>> Signez la pétition en ligne !
>> Human Rights Watch : Lettre ouverte au président Nicolas Sarkozy sur la situation des droits de l'homme en Chine
source : http://www.solhimal.org