Par Ludovic Lamant, Mathilde Mathieu, Thomas Cantaloube

Mediapart.fr

Pour la troisième fois en moins d'un an, Barack Obama passe par la France telle une traînée de poudre. Une fois de plus, il ne s'attardera pas, séjournant moins de vingt-quatre heures dans l'Hexagone. Est-ce notre beau pays qu'il ne goûte guère ? Ou alors l'empressement de notre président de la République à lui mettre le grappin dessus pour lui faire rejouer la scène des spaghettis de La Belle et le Clochard ? On parie sur la seconde hypothèse.

Depuis que le candidat Barack Obama a surgi sur la scène politique, Nicolas Sarkozy n'a eu de cesse de vouloir être son BFF (best friend forever, meilleur ami pour toujours, dans le jargon des adolescents américains). En juillet 2008, il déclarait au Figaro : «Obama ? C'est mon copain. Je suis le seul Français à le connaître.» Avant de proclamer que le thème du «changement» de l'Américain n'était que la version transatlantique de sa «rupture».

Pourtant, plus le temps passe depuis qu'Obama est au pouvoir, plus le gouffre entre les deux présidents semble se creuser. Pas seulement en matière de rhétorique et de comportement, mais plus profondément, dans leurs façons de gouverner et d'aborder les rapports de force au cœur de l'activité politique.

Le président des États-Unis est, depuis deux siècles et institutionnellement, un hyper-président. Il est l'initiateur des réformes et celui qui signe les lois. Il dirige une structure exécutive qui privilégie les conseillers de la Maison Blanche sur les membres du cabinet (son «gouvernement»). Il est le point focal de l'attention médiatique et l'homme  qui fixe l'agenda. Il est le premier diplomate, le commander in chief des armées, le leader de son parti, le VRP de sa politique et le principal négociateur des crises.

Les pères fondateurs, qui ont rédigé la Constitution des États-Unis et la Déclaration d'indépendance, étaient bien conscients du pouvoir ainsi remis entre les mains de celui qui s'assoit derrière le Bureau ovale. Ils ont donc bâti de solides contre-pouvoirs : le Congrès, le fédéralisme, la Cour suprême, et même la presse, dont l'indépendance a toujours été respectée. Mais le véritable contre-pouvoir de l'hyper-présidence, c'est la pratique présidentielle.

On l'a bien vu avec l'administration Bush qui a fait marcher le Congrès au pas à coups de menaces, qui a érigé le secret en principe de gouvernement, qui a manipulé les médias, qui a tenté de contourner la loi à de multiples reprises, qui a piétiné la minorité. On le voit aujourd'hui avec une administration Obama qui, bien qu'encore jeune, a ouvert les fenêtres de sa gouvernance.

En France, même si la Ve République a donné au président des pouvoirs que nul n'avait sous les républiques précédentes, l'exécutif demeurait relativement collectif (un premier ministre pas toujours simple courroie de transmission, des ministres poids lourds...), le parti majoritaire était traversé de courants contradictoires et l'Elysée n'était pas l'alpha et l'oméga des journaux télévisés du soir. Avec Nicolas Sarkozy, la donne a changé. La pratique du pouvoir a transformé le chef de l'État en hyper-président, voire en omni-président.

  • Le rapport à leur majorité parlementaire et à leur parti

Aux États-Unis, le président devient automatiquement le leader de son parti, même s'il ne représentait rien en son sein auparavant. La victoire écrase tout. Pour autant, le nouveau venu doit composer avec les poids lourds de sa majorité s'il veut faire avancer ses idées. En s'installant à la Maison Blanche, Barack Obama se retrouve en face de vieux briscards comme le patron des sénateurs démocrates Harry Reid et son homologue à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, qui n'ont pas forcément l'intention de lui faire des cadeaux. Dans le système très individualiste de la politique américaine, ils entendent d'abord gérer leur carrière, et ensuite ils ne partagent pas toutes les idées d'Obama (l'un est bien plus conservateur et l'autre plus progressiste). Ces deux-là sont entourés de dizaines d'élus qui soit ont leurs propres ambitions présidentielles, soit en ont eu (tel John Kerry par exemple) et sont dotés de chevilles fort gonflées.

À Strasbourg en avril dernier (  Pete Souza/Maison Blanche)

Autant dire qu'Obama doit faire preuve de tact et de délicatesse pour réussir à enrôler tout ce petit monde derrière son panache. Dès les premières semaines de leur mandat, Bill Clinton et George W. Bush avaient été débordés par leur majorité (le premier sur le sujet des homosexuels dans l'armée, le second avait perdu le contrôle du Sénat en raison de ses politiques conservatrices).

Jusqu'ici Obama est parvenu à calmer les ego et à associer les poids lourds du parti démocrate à son processus de décision. Le plan de relance, une loi fort lourde et très controversée, est passé comme une lettre à la poste. Et lorsque les démocrates l'ont mis en minorité (sur le transfert des détenus de Guantanamo), il a calmement admis que son projet de loi n'était pas aussi abouti qu'il aurait dû l'être et qu'il allait réviser sa copie.

Surtout, Barack Obama tend régulièrement la main aux républicains. Il a tout fait pour les associer à son plan de relance et il les invite régulièrement à la Maison Blanche pour une cocktail hour durant laquelle il converse avec eux librement. Cette attitude n'est pas dépourvue de cynisme, comme l'a reconnu son chef de cabinet Rahm Emanuel : «Les gens veulent que les deux partis discutent ensemble. Nous n'avons pas besoin de réussir à nous entendre. Il suffit juste d'essayer.» Mais, après des années de profondes divisions entre les deux partis, cela contribue à instaurer un climat plus apaisé à Washington.

De son côté, Nicolas Sarkozy ne s'embarrasse pas des mêmes précautions vis-à-vis de son parti, conquis fin 2004 et mis à son service dans la perspective des présidentielles (de 2007 puis 2012). Depuis l'Élysée, le chef de l'État a fait réviser les statuts de l'UMP, supprimant le poste de président pour instituer une direction collégiale, où les responsabilités sont diluées. Seul maître à bord, Nicolas Sarkozy a placé pléthore de ses proches aux postes clés (Patrick Devedjian puis Xavier Bertrand au secrétariat général, Frédéric Lefebvre au porte-parolat...).

Depuis 2007, le champ laissé aux «villepinistes» s'est rétréci comme peau de chagrin (Hervé Mariton se voyant tout de même chargé du secrétariat national aux armées), tandis que les sensibilités «décalées» (les sociaux-libéraux de Pierre Méhaignerie ou les réformateurs d'Hervé Novelli) en sont réduites à maugréer dans leur coin.

  • Ouverture aux rivaux contre ouverture-gadget

Barack Obama compose, Nicolas Sarkozy s'impose. Le président français a d'ailleurs missionné son conseiller spécial de l'Élysée, Dominique Paillé, pour piloter «l'organisation du travail» au siège du parti. Résultat? Jean-François Copé, le seul rival déclaré de Nicolas Sarkozy à l'UMP (même s'il n'affiche ses ambitions que pour 2017), préfère désormais travailler dans son club personnel, Génération France, à l'extérieur du mouvement présidentiel. Allergique aux dissonances, le chef de l'État se bouche les oreilles, au point que certains préfèrent entrer en dissidence: le député Daniel Garrigue, gaulliste social revendiqué, vient ainsi de claquer la porte de l'UMP, s'estimant bâillonné...

À l'Assemblée, du coup, les «couacs» entre l'exécutif et le groupe majoritaire se sont multipliés. Récemment, ce dernier s'est notamment rebellé contre le recours quasi systématique à la procédure d'urgence (qui prive le Parlement d'une seconde lecture des textes). Remontés, les députés UMP ont aussi refusé, ces derniers mois, d'inscrire à leur ordre du jour le projet de loi sur le travail du dimanche (dans sa première version) ou «omis» de se mobiliser sur le texte Hadopi contre le téléchargement illégal (au point d'être mis en minorité par le PS), déclenchant des fureurs noires à l'Élysée.

Alors Nicolas Sarkozy convoque, sermonne, humilie. Il profite du redécoupage en cours des circonscriptions législatives, surveillé comme le lait sur le feu, pour multiplier les pressions amicales sur les récalcitrants. Ses proches savent d'ailleurs rappeler aux grincheux, avec une certaine régularité, que c'est l'UMP (donc l'Élysée) qui se chargera en 2012 d'attribuer les investitures aux législatives... Bref, Nicolas Sarkozy manie le forceps, quand Barack Obama enfile des gants pour accoucher sa majorité. Les deux présidents n'usent pas de la même maïeutique, visiblement.

À Strasbourg en avril dernier (  Pete Souza/Maison Blanche)

  • Le rapport à l'ouverture

Vues de loin, les pratiques d'ouverture d'Obama et de Sarkozy se ressemblent. Les deux présidents ont en effet l'un et l'autre inclus dans leur gouvernement et leurs nominations des membres du camp opposé. Mais si l'on y regarde de près, on constate que leurs approches n'ont rien en commun. Nicolas Sarkozy a fait de l'ouverture un gadget, en sélectionnant des poids plumes de la politique (Jean-Marie Bockel), certes populaires (Bernard Kouchner ou Fadela Amara), mais peu susceptibles de le mettre en danger. Dans la marre socialiste, il a aussi pêché Éric Besson, mais ce dernier s'était déjà fâché avec Solférino. Surtout, dans l'arrière-boutique, dans les cabinets de ces recrues, il impose parfois ses propres hommes. Quant à ses autres nominations «d'ouverture», elles sont apparues essentiellement stratégiques (Dominique Strauss-Kahn «dégagé» à Washington pour gérer le FMI).

Du côté d'Obama, celui-ci a commencé par nommer sa principale rivale, Hillary Clinton, au poste le plus important de son cabinet, en la laissant choisir son équipe. Nul ne l'obligeait à faire ce geste qui, de surcroît, rehausse la stature de celle qui, sans cela, ne serait restée qu'ex-First Lady et ex-candidate à la candidature.

Pour le deuxième poste majeur de son administration, il a choisi de garder le secrétaire à la défense de son prédécesseur, le républicain Bob Gates, hérissant le poil de sa base. Il s'est ensuite efforcé de parsemer ses nominations de membres de l'opposition en les choisissant sur la base de leurs compétences (l'ambassadeur en Chine par exemple, gouverneur de l'Utah et fervent supporter de John McCain, parle mandarin et a déjà servi en Asie), et non de leur réputation médiatique ou de leur entregent.

En comparaison, la volonté de Nicolas Sarkozy de faire entrer Claude Allègre au chausse-pied dans son prochain gouvernement, malgré l'accablante réputation du chercheur et ses déclarations fantaisistes, apparaît comme un pur caprice et une opération bassement tactique, destinée à gêner encore le PS. Même des députés UMP s'en sont publiquement offusqué.

  • Le rapport à leurs collaborateurs et ministres

De David Martinon, insulté en direct sur une chaîne de télévision américaine, à son successeur Boris Boillon, livide dans son bureau après «une volée de bois vert du président qui l'a laissé sans souffle» (l'anecdote est rapportée par un diplomate), Nicolas Sarkozy gère son entourage comme une moissonneuse batteuse. Injures, colères, humiliations, tout y passe. «Il se met dans de telles colères que ses collaborateurs n'osent plus le contredire ou lui soumettre des nouvelles qui vont le fâcher», confie un très haut fonctionnaire en contact quotidien avec l'équipe de l'Élysée. «Cela devient hautement contre-productif.»

Cette gestion humaine s'accompagne d'un centralisme extrême. L'Élysée est le lieu de toutes les décisions et de toutes les initiatives, laissant aux ministères la gestion des affaires courantes. La politique étrangère de la France, par exemple, est concentrée entre les mains de la cellule diplomatique élyséenne, avec un Quai d'Orsay transparent. «Sur le long terme, cela aboutit à plein de décisions qui ne sont pas prises, faute de temps ou d'intérêt de la part de la présidence», évoque notre diplomate.

Du côté du Bureau ovale, Obama a toujours confié son admiration pour la façon dont Abraham Lincoln avait géré son administration : à la manière d'une équipe de rivaux (team of rivals). Si la structure de l'exécutif américain est profondément complexe, avec des postes doublés, triplés, voire quadruplés (la politique nord-coréenne concerne au moins quatre ou cinq personnes qui ont accès au président), l'ensemble fonctionne – pour l'instant – relativement harmonieusement sous Obama.

«Lors des réunions avec le président, celui-ci veut entendre tout le monde avant de livrer son point de vue. C'est une manière d'inclure tous les membres de son équipe dans le processus de décision et d'éviter les sycophantes qui s'alignent toujours sur la position présidentielle», raconte un conseiller diplomatique qui a participé à des dizaines de réunions durant la campagne électorale et à une poignée depuis l'inauguration.

L'humeur relativement posée d'Obama contribue aussi à une atmosphère «sereine et disciplinée», selon le journaliste-vedette de NBC Brian Williams, qui a récemment passé 48 heures à la Maison Blanche. Le président n'est pas surnomme «no-drama Obama» pour rien. Ses «coups de gueule» sont généralement des coups de colère froides qui ne durent pas. Il peut être parfois blessant, comme lorsqu'il avait répliqué à Hillary Clinton durant la campagne qu'elle était «suffisamment appréciée», sur le ton de la moquerie, mais cela ne dépasse jamais les bornes.

Ce n'est pas un hasard si la plupart de ses proches conseillers sont à ses côtés depuis des années, qui l'ont suivi de l'Illinois à la Maison Blanche en passant par le sénat des États-Unis et une campagne électorale de 18 mois.

  • Crise financière: deux stratégies et beaucoup d'agacement.

Face à la crise, les deux présidents ont dégainé des plans de relance très différents. Celui d'Obama s'élève à 789 milliards de dollars, soit 5,6% du PIB réalisé en 2008 aux Etats-Unis (un ordre de grandeur similaire au New Deal de Roosevelt). Contre une enveloppe nettement plus modeste, de 26 milliards d'euros, côté français – environ un point du PIB seulement. D'après la carte dressée par la Brookings Institution en mars 2009, le plan de relance américain est l'un des quatre plus ambitieux au monde (avec celui de l'Espagne notamment), tandis que la France apparaît dans la troisième et dernière catégorie, celle des plans dont l'ampleur est «négligeable».

L'Elysée se défend en rappelant que l'Hexagone est moins touché par la crise que les États-Unis, grâce aux «filets sociaux» du vieil État providence, comme l'assurance-chômage, qui limitent effectivement la casse de ce côté-ci de l'Atlantique. A moyen terme toutefois, les effets de ce décalage pourraient se révéler dévastateurs.

Quant aux orientations de cette relance, elles n'ont pas grand-chose à voir. Aux Etats-Unis : un gros tiers d'allègements fiscaux, un quart d'aides directes aux «victimes» de la crise (expulsés, chômeurs, etc.), et le reste (308 milliards) d'investissements. Obama a profité de cette formidable force de frappe budgétaire pour avancer sur des points cruciaux de son programme présidentiel, depuis l'assurance santé (financement de Medicaid) et l'éducation jusqu'aux énergies vertes. En France, c'est une tout autre histoire : de l'investissement public classique (infrastructures, etc.) à hauteur de dix milliards d'euros, des mesures bienvenues d'aide à la trésorerie des entreprises, du soutien à l'automobile, mais très peu de choses en matière sociale (rien pour soutenir la consommation des ménages, pourtant le pilier de la croissance française).

Au-delà des plans de relance, Nicolas Sarkozy s'est très vite, dès l'automne 2008, lancé dans une course bruyante à la «refonte» du capitalisme. Quitte à s'attribuer la paternité du G-20 de Washington, en novembre dernier, aux effets très mitigés. Obama, arrivé en poste en janvier, s'est montré plus prudent en la matière, et plus concentré sur ses affaires intérieures (voir la délicate mise en place du «Tarp», le gigantesque plan de rachat des actifs toxiques des banques américaines – en attendant la nationalisation ?).

En fait, le président des Etats-Unis avance discrètement sur certains dossiers «chauds». Alors que Nicolas Sarkozy s'enlise dans des discussions sans fin avec le Medef au sujet d'un code de bonne conduite sur le salaire des patrons, Obama annonce le plafonnement à 500.000 dollars des rémunérations des dirigeants dont les entreprises recevraient les aides de l'Etat. Et face aux paradis fiscaux, les premiers pas d'Obama sont convaincants. A commencer par une réforme en cours du code des impôts qui devrait aboutir à la fin d'année, pour contraindre des multinationales à payer des impôts sur le sol américain.

  • Politique étrangère:  l'un brise les tabous, l'autre fait des coups

Pendant toute la campagne présidentielle américaine, Barack Obama avait été traité comme un poids plume en matière de politique étrangère : raillé sur son inexpérience et son côté «Bambi». Encore aujourd'hui, ce grand donneur de leçons qu'est Nicolas Sarkozy n'a pu s'empêcher de confier qu'Obama avait des progrès à faire pour maîtriser ses dossiers, notamment celui du réchauffement climatique. Et pourtant, l'homme qui est en train de changer la donne sur le plan international est bel et bien l'Américain.

Dans ses mémoires, Nelson Mandela prend toujours soin d'expliquer que son combat contre l'Apartheid était plus aisé pour lui que pour ses compagnons blancs qui, eux, devaient «se battre contre leur propre peuple». Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Obama a choisi de briser quelques «tabous» de politique étrangère en prenant à rebrousse-poil des années de pente naturelle de la diplomatie et de l'opinion publique américaine.

Il a tendu la main à Cuba et à l'Iran par-dessus des décennies de haines et de rancœurs, et littéralement serré celle d'Hugo Chavez, à peine plus populaire que le diable aux États-Unis. Il a annoncé la fermeture de Guantanamo, irritant les conservateurs et tout ceux qui soutiennent l'existence de cette prison depuis huit ans. Mais il a conservé certaines lois sur le secret des détentions et des procédures, suscitant la fureur de sa gauche.

Avec la Russie du tandem Poutine-Medvedev, il a choisi de repartir d'un bon pied après la partie d'essuie-glace de l'administration Bush (de la connivence avec Poutine, dont Bush avait «sondé l'âme», à la provocation du bouclier nucléaire en Europe). Pendant ce temps, Sarkozy ne trouve que le moyen de mentir sur son rôle dans la crise géorgienne afin de surévaluer son intervention auprès des Russes.

Mais le gros dossier qui distingue les deux chefs d'État est celui du Proche-Orient. Quand Obama assouplit sa position vis-à-vis de l'Iran et semble s'orienter vers une reprise des négociations sans pré-conditions, son homologue français se répand sur toutes les tribunes à propos de la menace iranienne, tel un nostalgique des années Bush. Sur la question israélo-palestinienne, alors que le président américain réoriente sensiblement la position des États-Unis, en décidant de dire clairement les choses à Israël, «Nicolas Sarkozy semble convaincu que sa relation personnelle avec Netanyahou va lui permettre d'influer en coulisses sur sa politique, en dépit de tous les précédents qui ont démontré que cela ne marchait pas», raconte un diplomate du Quai d'Orsay.

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[7] http://fr.wikipedia.org/wiki/Pères_fondateurs_des_États-Unis
[8] http://www.newyorker.com/reporting/2009/03/02/090302fa_fact_lizza?currentPage=all
[9] http://www.amazon.com/Team-Rivals-Political-Abraham-Lincoln/dp/0684824906
[10] http://www.msnbc.msn.com/id/30892505/
[11] http://blogs.telegraph.co.uk/philip_sherwell/blog/2008/10/23/no_drama_obama_and_the_art_of_looking_presidential
[12] http://www.politicsdaily.com/2008/09/24/obamas-anger-problem/
[13] http://www.mediapart.fr/journal/international/120209/obama-passe-la-premiere-etape-face-a-la-crise
[14] http://www.brookings.edu/reports/2009/03_g20_stimulus_prasad.aspx?slideshow=1&slide=0
[15] http://www.mediapart.fr/journal/international/170209/les-cartes-du-plan-de-relance-d-obama
[16] http://www.mediapart.fr/journal/france/041208/la-face-cachee-du-plan-de-relance-de-sarkozy
[17] http://www.mediapart.fr/journal/international/161108/pourquoi-rien-de-concret-n-a-surgi-du-g-20
[18] http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-02-05/barack-obama-annonce-le-plafonnement-des-salaires-des-patrons/924/0/313804
[19] http://alternatives-economiques.fr/blogs/chavagneux/2009/05/05/paradis-fiscaux-obama-passe-a-l’attaque/
[20] http://www.amazon.fr/Un-long-chemin-vers-liberté/dp/2253140635/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1244208587&sr=8-1
[21] http://globe.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/04/02/revelations-sur-les-relations-obama-sarkozy.html