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Essayez le racaillotrou !

Sous couvert d'"état d'urgence", les services de contre-espionnage surveillent nos SMS, blogs et e-mails : sur quelle base légale ? A quelles fins ? Que feront-ils des données collectées ? Pourra-t-on y avoir acces ? Qui censurera quoi, et sur quels fondements ? Qui sera fiché, et pourquoi ?

Ce générateur automatique de non-appels a l'émeute n'appelle en rien a la violence : en cumulant plusieurs mots-clefs et expressions potentiellement surveillés par les services de police et de renseignements, il vise par contre, et justement, a vous faire entendre du gouvernement, ainsi qu'a dénoncer, en quelques clics, cet état d'exception, et ramener le calme sur le Net.

En insérant de tels appels dans nos blogs, e-mails, SMS et sites web, vous contribuerez d'autant a dénoncer le fichage généralisé de la population.
Cliquez sur le bouton, ou sélectionnez manuellement les entrées de ce non-appel a l'émeute...

" Appel aux émeutiers black-blanc-beur, unissez-vous : rendez-vous au centre-ville pour, non pas semer la zone ni tout casser, mais pour dire aux politicards véreux qu'on en a marre de se faire exploser la tete, et de s'entendre dire d'aller se faire foutre "
Un écologiste non violent sans complexes.


www.lemonde.fr/europe/article/2011/08/13/rsf-denonce-la-collaboration-de-blackberry-avec-la-police-britannique_1559336_3214.html

RSF dénonce la collaboration de BlackBerry avec la police britannique

Reporters sans frontières (RSF) a fait part de son inquiétude, samedi 13 août, suite à la collaboration de Research in Motion (RIM), le fabricant canadien des téléphones portables BlackBerry, avec la police britannique pour identifier les émeutiers de Londres.

"Quelles seront les conséquences de cette coopération sur le respect de la vie privée des utilisateurs des BlackBerry, et sur leur droit à échanger de l'information librement sans contrôle ni entrave ?" se demande notamment RSF. "Loin de sous-estimer la situation actuelle au Royaume Uni et l'urgence de rétablir l'ordre", l'ONG estime cependant que "la mise à disposition des données personnelles à la police constitue un précédent inquiétant dans un pays occidental, et pourrait avoir des conséquences importantes en terme d'exemplarité sur d'autres régimes".

"LÉGALITÉ"

Pendant les quatre jours d'émeutes qui ont frappé la Grande-Bretagne, les pilleurs s'organisaient rapidement via les SMS et leurs équivalents pour les téléphones BlackBerry, les BBM. Ces derniers ont l'avantage d'être cryptés contrairement aux réseaux sociaux comme Twitter.

"Si la transmission de données est suivie d'arrestations, il conviendra de s'interroger sur la validité des preuves fournies, et la légalité de leur acquisition", déclare RSF, qui met également en garde les autorités britanniques "contre toute mesure visant à fermer ou restreindre de façon drastique l'utilisation des réseaux sociaux, notamment Facebook et Twitter".

Dans son intervention au Parlement, jeudi, le premier ministre David Cameron a fait allusion à un système de surveillance des réseaux sociaux. Encore très floue, la déclaration de M. Cameron laisse entendre que le gouvernement souhaiterait mettre en place un système de surveillance généralisée des réseaux sociaux, nécessaire pour pouvoir prévoir qu'un compte sera utilisé dans un but délictueux.

RSF dénonce enfin les "demandes" adressées par M. Cameron aux grandes chaînes de télévision britanniques de "remettre leurs rush sur les émeutes à la police", faisant de la presse "un auxiliaire des forces de l'ordre".