11 juin 2008
D’après l’ONU, les OGM ne résoudront pas les problèmes de faim ...
Alors que les appels partisans se multiplient pour le recours massif à la technologie transgénique afin de « résoudre la crise alimentaire mondiale », de nouvelles études scientifiques viennent contredire ces voix et révèlent que la modification génétique diminue la productivité des cultures.
Une étude, qui a été menée sur une période de trois ans à l’University of Kansas, épicentre de la ceinture agricole américaine, a découvert que le soja transgénique produit environ 10% de moins que son équivalent conventionnel. Ces résultats viennent contredire toutes les affirmations des défenseurs de la biotechnologie qui soutenaient que les OGM augmentaient les rendements.
Le professeur Barney Gordon, du département de recherche agronomique de cette université, affirme avoir débuté cette étude après avoir reçu des plaintes de cultivateurs. En effet, de nombreux fermiers qui venaient de passer à la culture de soja génétiquement modifié remarquaient que « les récoltes n’étaient pas aussi élevées qu’espérées même dans des conditions optimales », et ils ajoutaient dans leur surprise : « comment cela se fait-il que je n’obtienne pas une aussi bonne récolte qu’avant ? » Cette expérience a été menée à partir de semences de soja Roundup Ready de Monsanto et une variété semblable conventionnelle qui ont été cultivées dans le même champs, dans des conditions identiques. Les résultats obtenus révèlent une différence de rendement significative puisque les plantes transgéniques ont produit seulement 70 « boisseaux US » [1] (1904kg) de graines par acre, contre 77 « boisseaux US » (2095kg) de graines par acre pour le soja conventionnel.
Une seconde découverte révèle que les cultures transgéniques peuvent combler cette différence de rendement en ajoutant une dose plus élevée de fertilisant (manganèse), ce qui laisse suggérer au chercheur que la modification génétique altère la capacité de la plante à puiser les éléments essentiels dans le sol. De plus, même avec cet ajout de fertilisant, en aucun cas la récolte de soja transgénique n’arrive à dépasser la récolte conventionnelle mais seulement à l’égaler.
Cette nouvelle étude vient confirmer les conclusions d’une autre étude réalisée par l’University of Nebraska qui avait découvert que les semences de soja de Monsanto produisaient 6% de moins que son équivalent conventionnel, et que la différence allait jusqu’à 11% en comparaison avec les meilleures graines à haut rendement disponible sur le marché.
L’étude du Nebraska suggère que deux facteurs doivent être considérés pour comprendre cette différence de rendement. Premièrement cela prend du temps d’élaborer une espèce génétiquement modifiée, et durant ce délai de développement d’autres espèces conventionnelles sont améliorées pour augmenter le rendement selon les techniques traditionnelles de sélection. Même l’USDA, le Ministère de l’Agriculture, connu pour son soutien aux biotechnologies, reconnaît que ce décalage entraîne une baisse du rendement des récoltes.
Mais le fait est que même lorsque l’on réalise la comparaison ente du soja OGM et non-OGM avec des variétés identiques, la différence de rendement est toujours présente, ce qui implique qu’un second facteur intervient. Les deux Universités s’accordent sur le fait que ce serait la modification génétique qui aurait pour effet secondaire de réduire la productivité de la plante. Il semblerait que la situation se soit aussi produite avec les cultures de coton génétiquement modifié puisque la récolte totale américaine a décliné au fur et à mesure que la technologie transgénique prenait le dessus.
Monsanto a reconnu sa surprise face à l’envergure du déclin de productivité révélé par l’étude du Kansas mais n’a pas nié le fait qu’il existe une différence de rendement des récoltes. L’entreprise a déclaré que son soja n’avait pas été élaboré pour augmenter les récoltes mais qu’elle travaillait actuellement au développement d’une nouvelle espèce à haut rendement. Les critiques doutent que ce soit réalisable car cela exigerait des modifications génétiques beaucoup plus complexes.
De plus Lester Brown, President du Earth Policy Institute à Washington, et qui fut l’un des premiers à prédire la crise alimentaire actuelle, remarque que la physiologie des plantes atteindrait déjà les limites de la productivité maximale envisageable. Lui-même un sélectionneur chevronné, il dresse une métaphore avec les coureurs de sprint. « Depuis le premier homme qui est descendu en dessous de la barre des 10 secondes aux cent mètres, le meilleur temps n’a été amélioré que très modestement, malgré toutes les techniques d’entraînement les plus avancées, personne n’imagine descendre en dessous des 9 secondes. »
A la mi-avril, la plus grande étude réalisée à ce jour sur le sujet des rendement agricoles, qui a été menée par l’International Assessment of Agricultural Science and Technology for Development et soutenu par l’ONU [2], a conclu que les OGM ne pouvaient pas résoudre la pénurie alimentaire actuelle. Lorsqu’on lui a demandé si les OGM pouvaient être la solution contre la faim dans le monde, le professeur Bob Watson, le directeur de l’étude mais aussi scientifique en chef pour le Department for Environment, Food and Rural Affairs (Ministère Anglais), a dit que la « réponse est simple, c’est non ».
D’après la traduction d’un article de Geoffrey Lean, The great Gm crops myth, pour The Independent, 20 Avril 2008.
[1] Le boisseau US est une unité utilisée en agriculture pour les cotations en bourse des ventes de céréales aux États-Unis. Les équivalences standards avec les unités utilisées pour les cotations en Europe sont les suivantes : 1 boisseau US de blé vaut 0,02721 tonnes ; 1 boisseau US de maïs vaut 0,02540 tonnes ; 1 boisseau US de soja vaut 0,02721 tonnes
[2] The IAASTD was launched as an intergovernmental process, with a multi-stakeholder Bureau, under the co-sponsorship of the FAO, GEF, UNDP, UNEP, UNESCO, the World Bank and WHO
source : www.combat-monsanto.org
10 juin 2008
Michel Vinaver: ce que capitalisme peut bien vouloir dire
Michel Vinaver Par-dessus bord
par www.colline.fr
trouvé sur
www.mediapart.fr/journal/culture-idees/030608/michel-vinaver-ce-que-capitalisme-peut-bien-vouloir-dire
09 juin 2008
un des "Cartier libre" bien ciselé !
Métaphore sportive et discours politique
« Le sport, c'est comme dans la vie, on n'est pas sûr de gagner à tous les coups... » Hier, à Clairefontaine, Nicolas Sarkozy a rendu visite aux joueurs de l'équipe de France de foot, en préparation pour l'euro. Métaphore sportive et discours politique...
... retrouvez Cartier libre dans la rubrique "Web radios"
08 juin 2008
Tibet - par Danielle Mitterrand
27 mars 2008
Tibet - par Danielle Mitterrand
Je me détermine à écrire sur le Tibet à la demande de quelques uns de mes amis bloggeurs.
Pour tout vous avouer, en visite à Athènes ces derniers jours à l’invitation de mon ami Mikis Theodorakis ; depuis la Grèce, d’où précisément part la flamme Olympique, j’ai écris spontanément au Dalaï Lama afin de me concerter avec lui pour une action commune susceptible d’aider les tibétains.
Si je me tais aujourd’hui, c’est parce que le monde s’agite autour d’un sujet qu’il semble découvrir alors que depuis des années déjà, des ONG dont France-Libertés, tentent d’ouvrir les yeux des gouvernements sur le sort de cette population opprimée par son grand voisin la Chine.
Je vais vous raconter comment j’ai rencontré la première fois le Dalaï Lama. C’était en 1988. Le Dalaï Lama, alors en Suisse, avait été invité par le Parlement Européen à Strasbourg.
Pour s’y rendre, il devait traverser la France peu encline à lui faciliter l’accès à son territoire et refusant tout contact avec ce personnage atypique, résistant pacifique à la Chine.
Alors France libertés lui proposa de faire étape chez elle et organisa en son honneur un diner auquel elle convia les défenseurs de la cause tibétaine.
Parmi les convives invités par la Présidente de France Libertés, le Président de la République accepta et la soirée fut particulièrement propice à rectifier quelques préjugés et certains non dit préjudiciables aux bons rapports entre les peuples et les chefs d’Etat.
La rencontre entre les deux hommes aurait pu donner une autre lecture de l’histoire des rapports entre la France et le Tibet. Mais la chape de plomb du silence est retombée.
France libertés et les amis des Tibétains ont continué à dénoncer les violations des droits de l’homme, les femmes stérilisées, les tortures, et les destructions des temples bouddhistes, Nos voix se perdaient dans le vent. Les actions menées à Dharamsala, les écoles, les dispensaires pour les réfugiés à la frontière, la promotion du Théâtre du T.I.P.A (Tibetan Institute of Performing Art) et le Prix de la Mémoire (avant son prix Nobel) au Dalaï lama par la Fondation restent à notre actif, mais n’ont pas fait bouger d’un iota la politique mondiale vis à vis d’une population en péril. Et la Chine peut dormir tranquille sur les dollars qu’elle accumule, personne ne la mettra en demeure de respecter la vie de ses voisins.
Avec le Prix Nobel donné au Dalaï lama en 1989, j’ai compris comment on se donne bonne conscience à peu de frais pour continuer à fermer les yeux sur les basses œuvres du système qui mène la mondialisation économique.
En 2001 France libertés a bien failli perdre son statut consultatif à l’ONU à la demande de la Chine qui voulait me faire retirer mes témoignages concernant cette population. Le conseil de sécurité ne la pas suivie et je crains fort qu’aujourd’hui notre organisation ne soit assimilée aux « terroristes tibétains pacifistes. ». Pourtant, nous continuons à céder notre droit de parole à l’ONU. Ainsi, pas plus tard que le 25 mars dernier, ils ont pu grâce à nous, interpeller une nouvelle fois la commission au sujet des violations commises sur leur peuple.
Alors vous pensez bien que quoique je dise, quoique je fasse, je ne ferai qu’ajouter au tohu bohu qui consiste à savoir si on boycotte ou pas les Jeux Olympiques pour cacher la véritable résolution qui consiste à cesser tout échange commercial avec un pays qui bafoue sans vergogne le droit à la vie, pour imposer sa domination.
source : Blog de Danielle Mitterrand
07 juin 2008
Les Indégivrables - Concession ...
Clin d'oeil trouvé sur Résistance Inventerre :
06 juin 2008
vous êtes "bio" ou "frelaté" ?!
De l'huile de moteur autorisée dans la mayonnaise et les biscuits !
... et le bon pain aux additifs !
Merci Le Canard Enchainé !
05 juin 2008
RÉDUIRE LES GASPILLAGES D’EAU ET DE NOURRITURE
14/05/2008
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| Département de l’information Service des informations et des accréditations New York |
Il faudrait doubler nos besoins en eau d’ici à 2015 pour atteindre les OMD si nous ne changeons pas nos habitudes de production et de consommation
« C’est parce qu’il faudrait doubler nos besoins en eau d’ici à 2015 pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) en matière de lutte contre la faim qu’il est urgent de réfléchir aux moyens d’arrêter le gaspillage de nourriture et d’eau à l’échelle mondiale. »
C’est en substance ce qu’ont souligné M. Pasquale Steduto, de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO); M. David Molden, de l’Institut international de gestion des ressources en eau (IWMI); M. Anders Berntell et M. Jan Lundqvist, de l’Institut international de l’eau à Stockholm (SIWI); à l’occasion d’une conférence de presse, ce matin au Siège des Nations Unies à New York, consacrée à la présentation d’un rapport intitulé « Économiser l’eau: du champ à la fourchette - atténuer le gaspillage dans la chaîne de l’alimentation », lancé aujourd’hui dans le cadre de la seizième session de la Commission du développement durable des Nations Unies (CDD-16). Parallèlement à cette conférence, se tiendra aussi une discussion relative à ce rapport ce soir à 18 h 15, en salle de conférence 4, au Siège des Nations Unies.
« Dans les conditions actuelles de production, il nous faut entre 500 et 2 000 litres d’eau pour produire un kilogramme de blé et entre 5 000 et 25 000 litres pour produire un kilogramme de viande de bœuf », a précisé M. Molden, en ajoutant qu’il faudrait plus de 3 000 litres d’eau pour répondre aux besoins alimentaires quotidiens d’un homme. À l’instar des autres intervenants, il a insisté sur l’urgence, notamment dans le contexte de la crise alimentaire actuelle, de réfléchir aux moyens de produire plus avec moins d’eau en notant que 1,2 milliard de personnes vivaient dans des zones où il n’y avait pas assez d’eau pour répondre à leurs besoins.
« Nous ne devons pas seulement regarder du côté de la production mais aussi de la consommation », a insisté pour sa part M. Lundqvist, en notant que 25% de la nourriture étaient gaspillés ou jetés dans le monde, dont 30% aux États-Unis pour une valeur annuelle de 48 milliards de dollars. Il a précisé que le rapport présentait un descriptif de la nature et de la quantité d’aliments gaspillés, en précisant que le cumul des 25% d’aliments gaspillés et de ce que nous mangeons de trop chaque jour dans les pays développés entraînaient un gaspillage d’une quantité impressionnante d’eau.
De son côté, M. Steduto de la FAO a indiqué qu’il n’y avait pas de recette type, mais toute une série d’attitudes et de mesures à adopter de la production à la récolte puis de la récolte à la consommation en tenant compte notamment de la variabilité des conditions environnementales au cas par cas. Répondant à la question d’un journaliste, il a indiqué que la génétique ne pouvait être à elle seule une réponse si nous n’améliorions pas la gestion de l’eau et du stockage, ou encore la qualité du contrôle des engrais, des pesticides ou de l’humidité des sols. Une optimisation de tous les moyens dont nous disposons pourrait nous aider selon des estimations réalistes à réduire de 50% les gaspillages, a-t-il encore ajouté.
Il ne s’agit pas seulement d’augmenter la production mais aussi de mieux gérer la logistique entre le champ de culture et le consommateur, a déclaré M. Berntell, en mentionnant les importantes pertes alimentaires liées à la difficulté d’atteindre les marchés et les consommateurs dans les pays en développement.
Les intervenants se sont aussi félicités de l’intérêt croissant du monde de l’entreprise pour une meilleure gestion de l’eau et du lien triangulaire entre les changements climatiques, l’eau et la nourriture. Tout en soulignant l’importance de sensibiliser les consommateurs à la question de la quantité d’eau nécessaire à la production de besoins quotidiens de nourriture, M. Berntell a insisté sur l’économie en eau que constituait l’alimentation végétarienne.
* *** *
À l’intention des organes d’information • Document non officiel
Nations Unies
04 juin 2008
Au-delà de la loi, la désobéissance civique force le débat
source :
ADELS ( Association pour la Démocratie et l'Education Locale et Sociale )
" La désobéissance civique intervient quand tous les canaux de la démocratie
sont bouchés "
interview de José Bové, membre de la Confédération paysanne et de Via campesina, candidat à l’élection présidentielle 2007
“La désobéissance civique intervient quand tous les canaux de la démocratie sont bouchés”
Brève histoire de la désobéissance civile
par Hourya Bentouhami, université Paris Diderot
Peut-on être citoyen et rebelle à la fois ? Pendant longtemps, ces
termes furent antithétiques et, encore aujourd’hui, il est difficile de
faire reconnaître la valeur de leur association...
Désobéir au nucléaire
par Xavier Renou, porte-parole des Désobéissants, collectif adhérent au réseau Sortir du nucléaire
Un jeune collectif d’activistes non-violent forme chaque mois à la
désobéissance civique et à l’action non-violente les militants de
nombreuses luttes. Une de leur (nombreuses) cible privilégiée : le
nucléaire.
www.desobeir.net
Les insoumis à la xénophobie d’État
De plus en plus de citoyens refusent la politique de lutte
massive contre l’immigration, orchestrée par le gouvernement. Quitte à
entrer dans l’illégalité, pour mieux résister.
Le combat de la légitimité contre la légalité
par Evelyne Sire-Marin, magistrate, membre de la Ligue des droits de l’Homme
La désobéissance civique peut-être vue comme l’application pratique
de l’article 2 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen,
proclamant le droit de “résistance à l’oppression”.
" Je me considère comme un lanceur d’alerte "
interview de Noël Mamère, député-maire (Vert) de Bègles
Des désobéissants en écharpe tricolore
De plus en plus d’élus n’hésitent plus à braver la loi pour
défendre les intérêts de leurs administrés et agir en révélateurs de
problèmes nationaux.
> Lire l’article : http://www.adels.org/territoires/488.htm#adeux
03 juin 2008
Philippe Meirieu : "Une catastrophe pédagogique"
Philippe Meirieu, directeur de l'IUFM de Lyon, reconnaît que le projet de recrutement des enseignants au niveau master contient des avancées mais risque, avant tout, d'envoyer dans les salles de classes des professeurs pas suffisamment formés au niveau pédagogique.
La "culture commune" risque de disparaître
Une réforme "politiquement habile et pédagogiquement catastrophique"
source :
Philippe Meirieu : "Une catastrophe pédagogique"
LEMONDE.FR | 02.06.08
2 réflexions sur la "méthode" de notre Président (alias Sarko)
1- Sidérer les Français
La démarche du Gouvernement ne consisterait-elle pas à "assommer" toute opposition des Partenaires Sociaux comme des Français en général, en multipliant le nombre de ses "réformes" * concomitantes et idéologiques ?!
plus c'est gros ...
(* réforme - définition du Larousse : Changement de caractère profond, radical apporté à quelque chose, en particulier à une institution, et visant à améliorer son fonctionnement : Réforme de l'enseignement.)
voici un texte figurant sur www.meirieu.com fort intéressant :
IMAGES_de_la_sidération_à_l'éducation
2- "Prendre ce qui marche ailleurs" :
Expression récurrente, pourquoi pas ... mais la France - pays des Lumières - est elle en panne d'idées ?!
ou peut-être que cette expression sert de paravent au profit du point 1 ?!


