Le Blog de l'Esterel

C'est en parvenant à nos fins par l'effort, en étant prêt à faire le sacrifice de profits immédiats en faveur du bien-être d'autrui à long terme, que nous parviendrons au bonheur caractérisé par la paix et le contentement authentique

11 juin 2009

“Vers la crise du capitalisme"- Parlons Net reçoit Paul Jorion


Parlons Net reçoit Paul Jorion - 5/6/09
par FranceInfo

Paul Jorion est anthropologue et sociologue, spécialisé dans les sciences cognitives et l'économie.


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15 novembre 2008

L'économie grise est-elle intouchable? Les paradis fiscaux

A ré-écouter !         sur France Inter


Eva Joly, retraitée de la magistrature française.

Nommée en 1990 juge d'instruction au pôle financier au Palais de Justice de Paris, elle instruit des affaires connues, comme celle de Bernard Tapie, puis hérite du dossier Bidermann, qui conduit via Elf-Gabon à l'affaire Elf, qu'elle instruit avec Laurence Vichnievsky.

Elle est aujourd'hui conseillère spéciale du gouvernement Norvégien, et se bat, par des enquêtes menées avec la Banque Mondiale, contre la corruption internationale.


Cartier libre par Caroline Cartier

Le kiosque par Ivan Levaï


14 novembre 2008

Charte Internationale pour la Terre et l'Humanisme

Mouvement pour la terre et l'humanisme                               

                            

Basé sur la fédération de toutes les consciences qui partagent les mêmes valeurs, Colibris, mouvement pour la Terre et l’Humanisme est libre de toute référence idéologique, politique ou confessionnelle, ainsi que de toute autorité spirituelle ou laïque. 

La planète terre est à ce jour la seule oasis de vie que nous connaissons au sein d’un immense désert sidéral.

En prendre soin, respecter son intégrité physique et biologique, tirer parti de ses ressources avec modération, y instaurer la paix et la solidarité entre les humains, dans le respect de toute forme de vie, est le projet le plus réaliste, le plus magnifique qui soit.

                                                           

                      

LE DÉSASTRE DE L'AGRICULTURE CHIMIQUE

L’industrialisation de l’agriculture, avec l’usage massif d’engrais chimiques, de pesticides et de semences hybrides et la mécanisation excessive, a porté gravement atteinte à la terre nourricière et à la culture paysanne. Ne pouvant produire sans détruire, l’humanité s’expose à des famines sans précédent.

                      

DÉCONNEXION ENTRE L'HUMAIN ET LA NATURE         

Majoritairement urbaine, la modernité a édifié une civilisation « hors-sol », déconnectée des réalités et des cadences naturelles, ce qui ne fait qu’aggraver la condition humaine et les dommages infligés à la terre.      

 

LE MYTHE DE LA CROISSANCE ILLIMITÉE             

Le modèle industriel et productiviste sur lequel est fondé le monde moderne prétend appliquer l’idéologie du « toujours plus » et la quête du profit illimité sur une planète limitée. L’accès aux ressources se fait par le pillage, la compétitivité et la guerre économique entre les individus. Dépendant de la combustion énergétique et du pétrole dont les réserves s’épuisent, ce modèle n’est pas généralisable.

                                   

HUMANITAIRE À DÉFAUT D'HUMANISME       

Alors que les ressources naturelles sont aujourd’hui suffisantes pour satisfaire les besoins élémentaires de tous, pénuries et pauvreté ne cessent de s’aggraver. Faute d’avoir organisé le monde avec humanisme, sur l’équité, le partage et la solidarité, nous avons recours au palliatif de l’humanitaire. La logique du pyromane-pompier est devenue la norme.
                            

LES PLEINS POUVOIRS DONNÉES À L'ARGENT

Mesure exclusive de prospérité des nations classées selon leur PIB et PNB, l’argent a pris les pleins pouvoirs sur le destin collectif. Ainsi, tout ce qui n’a pas de parité monétaire n’a pas de valeur et chaque individu est oblitéré socialement s’il n’a pas de revenu. Mais si l’argent peut répondre à tous les désirs, il demeure incapable d’offrir la joie, le bonheur d’exister...

                

                                                                    

INCARNER L'UTOPIE             

L’utopie n’est pas la chimère mais le « non lieu » de tous les possibles. Face aux limites et aux impasses de notre modèle d’existence, elle est une pulsion de vie, capable de rendre possible ce que nous considérons comme impossible. C’est dans les utopies d’aujourd’hui que sont les solutions de demain. La première utopie est à incarner en nous-mêmes car la mutation sociale ne se fera pas sans le changement des humains.                  

LA TERRE ET L'HUMANISME INDISSOCIABLES               

Nous reconnaissons en la terre, bien commun de l’humanité, l’unique garante de notre vie et de notre survie. Nous nous engageons en conscience, sous l’inspiration d’un humanisme actif, à contribuer au respect de toute forme de vie et au bien-être et à l’accomplissement de tous les êtres humains. Enfin, nous considérons la beauté, la sobriété, l’équité, la gratitude, la compassion, la solidarité comme des valeurs indispensables à la construction d’un monde viable et vivable pour tous.

                               

SOBRIÉTÉ HEUREUSE             

Face au « toujours plus » qui ruine la planète au profit d’une minorité, la sobriété est un choix conscient inspiré par la raison. Elle est un art et une éthique de vie, source de satisfaction et de bien-être profond. Elle représente un positionnement politique et un acte de résistance en faveur de la terre, du partage et de l’équité.           

 

LE FÉMININ AU COEUR DU CHANGEMENT               

La subordination du féminin à un monde masculin outrancier et violent demeure l’un des grands handicaps à l’évolution positive du genre humain. Les femmes sont plus enclines à protéger la vie qu’à la détruire. Il nous faut rendre hommage aux femmes, gardiennes de la vie, et écouter le féminin qui existe en chacun d’entre nous.
                             

UNE AUTRE ÉDUCATION            

Nous souhaitons de toute notre raison et de tout notre cœur une éducation qui ne se fonde pas sur l’angoisse de l’échec mais sur l’enthousiasme d’apprendre. Qui abolisse le « chacun pour soi » pour exalter la puissance de la solidarité et de la complémentarité. Qui mette les talents de chacun au service de tous. Une éducation qui équilibre l’ouverture de l’esprit aux connaissances abstraites avec l’intelligence des mains et la créativité concrète. Qui relie l’enfant à la nature à laquelle il doit et devra toujours sa survie et qui l’éveille à la beauté et à sa responsabilité à l’égard de la vie. Car tout cela est essentiel à l’élévation de sa conscience.
                  

RELOCALISATION DE L'ÉCONOMIE            

Produire et consommer localement s’impose comme une nécessité absolue pour la sécurité des populations à l’égard de leurs besoins élémentaires et légitimes. Sans se fermer aux échanges complémentaires, les territoires deviendraient alors des berceaux autonomes valorisant et soignant leurs ressources locales. Agriculture à taille humaine, artisanat, petits commerces... devraient être réhabilités afin que le maximum de citoyens puissent redevenir acteurs de l’économie.

                               

L'AGROÉCOLOGIE, ALTERNATIVE INDISPENSABLE

De toutes les activités humaines, l’agriculture est la plus indispensable car aucun être humain ne peut se passer de nourriture. L’agroécologie que nous préconisons comme éthique de vie et technique agricole permet aux populations de regagner leur autonomie, sécurité et salubrité alimentaires tout en régénérant et préservant leurs patrimoines nourriciers.

                

SIGNER LA CHARTE

 

TÉLÉCHARGER LA CHARTE EN PDF : Carton A5 Chartes_web.pdf


13 novembre 2008

Obama, Diamond et le changement climatique.

Climat: "tout va changer" avec Obama, assure le prix Pulitzer Jared Diamond

Jared Diamond, auteur américain de 61 ans, installé en Californie où il enseigne à l'Université UCLA, a acquis à une renommée mondiale grâce à ses best-sellers: "De l'inégalité parmi les sociétés" ("Guns, Germs and Steel") Pulitzer 1998, ou plus récemment "Effondrement" (Collapse"), sous-titré "Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie".

De passage à Paris mercredi, une semaine après l'élection du démocrate Barack Obama à la présidence des Etats-Unis, il assure: "Nous allons probablement assister au virage politique le plus drastique aux Etats-Unis en l'espace d'une vie! Les négociations sur le climat seront très différentes à partir du 1er février comparé à ce qu'elles sont aujourd'hui".

Comme on lui rappelle que, pour l'administration sortante de George W. Bush, "le style de vie des Américains n'était pas négociable", il rit: "L'opinion publique américaine a beaucoup changé en un an, la majorité des Etats prennent le changement climatique très au sérieux. Même mon gouverneur, Arnold Schwarzenegger, en Californie, bien que républicain, était en désaccord avec Washington".

"Cependant, les Américains disent souvent qu'il ne sert à rien de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) quand la Chine en produit tellement avec son charbon. Mais Barack Obama est intelligent, je ne le crois pas assez bête pour demander à la Chine d'agir la première! J'espère qu'il donnera le bon exemple d'abord".

Jusqu'où pourra-t-il aller dans le compromis? "C'est un politicien avisé, il ira aussi loin que la population et le Congrès seront prêts à le suivre. L'administration Clinton avait de bonnes idées, mais a voulu aller trop loin trop vite".

Le président Bill Clinton (1992-2000) s'était notamment heurté au Sénat qui avait refusé de ratifier le Protocole de Kyoto.

L'Amérique, juge aujourd'hui Jared Diamond, "n'a jamais été aussi troublée et en recherche d'elle-même". Les crises financières, économiques, sociales et écologiques auxquelles elle est confrontée vont l'obliger, pour les surmonter, "à réexaminer ses valeurs".

Or, poursuit-il avec malice: "Dans un monde de ressources finies, il n'y a que les imbéciles et les économistes pour continuer de croire en la croissance. Trop d'entre eux pensent que développement = croissance et consommation. Accroître la consommation des ressources dans les pays en développement, d'accord. Mais pas dans le monde entier. Parce qu'on est déjà à court de ressources, d'eau, de poissons..."

"La meilleure façon de persuader les Américains de réduire leur consommation est de doubler au moins le prix du pétrole, en tout cas suffisamment pour qu'ils achètent des voitures économes".

Face au changement climatique, certaines sociétés s'en tireront mieux que d'autres: Tuvalu, archipel à peine émergé un mètre au-dessus de la mer "n'est pas très bien équipé". La Nouvelle Guinée, parce qu'elle est restée jusqu'à très récemment en totale autarcie, est mieux armée.

L'Europe, les Etats-Unis? "Ils vont être mal".

Par le passé, rappelle-t-il, sous l'effet des changements de climat, des sociétés ont totalement sombré dans le nord du Groenland, ou partiellement disparu sur l'île de Pâques. D'autres se sont déplacées en abandonnant leurs terres et ont survécu, tels les Mayas frappés autour de 800 par la sécheresse.

"Mais en Islande ou dans le sud-ouest inhospitalier des Etats-Unis, les gens ont bien réussi à se fixer. Et ils y sont encore".

source: AFP via Yahoo


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12 novembre 2008

Speculand, le blog de la crise

  • Objectif : mettre les compétences des membres d’Attac au service d’une contre-information face au déferlement médiatique quotidien sur la crise.
  • Contenus : des textes courts et signés qui collent à l’actualité, des images et vidéos avec possibilité de réaction des internautes.



Commentaires sur la crise financière, avec humour

par attac92


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31 octobre 2008

citation de La Soeur

" On attend le soutien des grandes entreprises privées comme Microsoft, qui a offert 50 millions de dollars pour la lutte contre la polio. Ted Turner, de la firme Time Warner Inc., s'engage à verser 1 milliard de dollars. Mais, comme le président du Ghana l'a fait remarquer, ce sont précisément ces multimillionaires qui assurent leur fortune en faisant travailler, pour un salaire dérisoire, les malheureuses populations, enfants compris, des pays en voie de développement. Quant aux multinationales, elles s'emparent à bas prix des ressources du tiers monde et le maintiennent dans la misère. Nous sommes encore aux antipodes du bien commun, et bien loin de faire basculer la vision injuste du monde. Le mot d'ordre "Le bien commun ou le chaos" n'est pas encore à l'ordre du jour chez les ultra libéraux qui régissent le commerce international. Leur faire voir plus loin que leurs actions en Bourse est une entreprise quasi désespérée. De temps en temps, un beau don généreux satisfait leur conscience en même temps qu'il leur assure une bonne publicité. "

Sœur Emmanuelle

Richesse de la Pauvreté
Editions Flammarion - 2001

29 octobre 2008

Journée internationale sans achat 2008

Samedi 29 novembre 2008 - Journée internationale sans achat 2008

À tous les tartufes qui vont nous dire : « Vous n’avez pas honte d’appeler à une Journée sans achat alors que le monde est en crise ? », nous rappelons que le plus sûr moyen d’aggraver la crise est de continuer dans la fuite en avant du consumérisme sans être capables de s’arrêter pour réfléchir.

La société de consommation est aveugle, il n’y a pas de croissance et
de développement économique infinis
possibles sur une planète dont les ressources sont limitées.
Nous extrayons aujourd’hui deux fois trop de ressources fossiles,
et nous émettons dans l’atmosphère plus de deux fois plus de gaz carbonique que la planète ne peut en absorber. La biodiversité s’effondre.
C’est aujourd’hui que l’extraction du pétrole entre en déclin. La société de consommation engendre un pillage et l’injustice :
20 % de la population de la planète, les pays riches,consomment plus de 80 % des ressources planétaires.
  Notre niveau de consommation a un coût :
l’esclavage économique de populations entières.
  La société de consommation est mortifère, elle réduit l’humain à n’être qu’un agent économique : producteur-consommateur.
Elle nie nos dimensions politique, culturelle, philosophique, poétique ou spirituelle
qui sont l’essence même de notre humanité.
Nous devons nous libérer de cet obscurantisme qui consiste à croire en la toute-puissance de la technoscience et à nous défausser sur elle de nos responsabilités.
    La science repose sur le doute et non sur la foi.
    L'espoir est de réanimer notre conscience et
de traduire nos idées au quotidien dans nos actions.
Renouons avec notre capacité d’autolimitation et de création, individuellement, avec la simplicité volontaire, et collectivement, grâce à la décroissance.

Casseursdepub.org  http://www.casseursdepub.org/images/2008jsa.gif

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10 octobre 2008

Retour au politique

LE MONDE | 09.10.08 | 13h12 

u-delà de l'effondrement des Bourses et des risques de désintégration du système bancaire, au-delà des menaces de récession, qui pèsent désormais sur l'économie mondiale, au-delà des interventions de plus en plus massives des banques centrales et des Etats pour tenter de calmer les esprits, il y a dans le séisme qui ébranle le capitalisme occidental quelque chose de choquant dont on n'a pas fini de mesurer l'impact.

Quelque chose de choquant, parce que profondément immoral. Et qui tient en deux mots : l'indécence des acteurs financiers, l'inconséquence des politiques. Comment qualifier autrement l'attitude des premiers ? Aux Etats-Unis puis en Europe, ils ont imposé leur loi, fait sauter les principaux systèmes de régulation publique qui tempéraient leur obsession du profit maximum et inventé un capitalisme de casino qui est en train d'exploser en vol. Et voilà que, du jour au lendemain, ils s'en remettent aux Etats pour régler - à coups de trillions d'euros d'argent public -, la débâcle qu'ils ont déclenchée. Sans oublier, comme la direction de l'assureur américain AIG (fraîchement nationalisé), de s'offrir un week-end à 400 000 dollars pour se remettre de ses émotions !

Quant aux responsables politiques, il est indéniable qu'ils multiplient les initiatives pour colmater les brèches, garantir le système bancaire et financier, rassurer les épargnants et tenter de restaurer la confiance. C'est leur responsabilité et leur devoir. Mais il n'est guère surprenant que certains d'entre eux rencontrent aujourd'hui un sérieux problème de crédibilité. Car ce sont les mêmes, à Washington ou à Londres, notamment, qui expliquent depuis des années que le marché est capable de s'autoréguler. Les mêmes qui préconisent, depuis des années, exactement l'inverse de ce qu'ils sont, en urgence, amenés à faire aujourd'hui.

Il est donc urgent de revenir au politique et à sa question centrale : à quoi sert, à quoi doit servir la richesse des nations ? A améliorer le sort des peuples, ce qui s'est produit encore trop marginalement depuis deux décennies ? Ou à enrichir de minuscules aristocraties, hier de la naissance, aujourd'hui de l'argent ? La réponse s'impose.


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06 octobre 2008

Entropia

Revue d’étude théorique et politique de la décroissance

   

Entropia n°4

Entropia n°4

Décroissance et utopie -Collectif - 224 pages - ISBN 978-2-84190-180-7-15 €

Rouvrir le dossier de l’utopie dans la revue d’étude théorique et politique de la décroissance était à la fois inévitable et risqué. Inévitable, tant le mot d’utopie est celui qui saute à l’esprit quand on parle de décroissance face à une opinion publique droguée par la croissance économique à tout prix. Risqué, car l’appréciation commune vis-à-vis de tout ce qui pourrait, de près ou de loin, s’apparenter aux « utopies assassines » du siècle précédent est une aversion plus que justifiée.
Peut-il y avoir de pensée libre sans risques ? L’utopie, il y a tant d’interprétations possibles de son sens et de sa fonction. Les auteurs des textes rassemblés ici ne cachent pas les ambiguïtés et les oppositions de conceptions que ce seul mot leur inspire.
Pour ceux qui l’assimilent au rêve et au projet social et politique d’émancipation humaine, l’utopie est un horizon qui s’éloigne quand on l’approche, mais qui sert à avancer, pour peu que l’on se garde des tentations totalitaires dont elle pourrait accoucher. Pour certains, ces attirances désastreuses sont inévitables et l’idée de décroissance doit abandonner l’horizon utopique pour investir le réel en acceptant les limites humaines, d’autant plus que ce tropisme ne serait pas partagé par toutes les sociétés et correspondrait à une occidentalisation du monde à l’œuvre depuis l’invention du monothéisme… Pour d’autres enfin, s’il est encore loisible de stimuler son imaginaire chez Thomas More, Rabelais, Fourier ou d’autres encore, l’impérieux défi de notre temps est ailleurs. Face à l’inimaginable pressenti dans ce qui s’annonce pour la planète et ses habitants, n’est-il pas de refuser, d’abord, toute fatalité, puis d’être attentif, sinon de participer, aux frémissements perceptibles d’un retournement possible de perspective théorique et politique dont l’imaginaire de la décroissance serait porteur désormais ? Refuser la vie mutilée, l’injustice grandissante et le désert qui croît, n’est pas une utopie.

Parangon/Vs


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05 octobre 2008

La malhonnêteté des établissements financiers est à l’origine de la crise, par Joseph Stiglitz

Le refus de toute réglementation vue comme une entrave à l’innovation financière, la malhonnêteté des banques et des entreprises qui ont déployé des trésors d’ingéniosité pour contourner les règles existantes, voilà selon Joseph Stiglitz quelles sont les causes de cette crise, dont l’incompétence des responsables américains actuels rend l’issue toujours incertaine. Restera, quoi qu’il en soit, à régler la facture des errements de la finance, et c’est à la collectivité que cela va incomber.         

Par Joseph Stiglitz, The Guardian, 16 septembre 2008

Heure des comptes ou effondrement du château de cartes, chacun choisira son cliché. Le fait est que le dernier soubresaut de cette crise financière que certains comparent avec le krach de Wall Street en 1929, est le résultat du comportement malhonnête [1] des institutions financières et de l’incompétence de la part des décideurs.

Nous sommes habitués à cette hypocrisie. Les banques ...

la suite est là : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2167


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