03 décembre 2008
Codex Alimentarius : à qui profite-il ?
L’Ordre Moisi du Codex Alimentarius
par NosLibertes
l'autre site "officiel" ! : codexalimentarius.net
05 novembre 2008
lobbies vs. liberté de choix : alimentation, soins et pédagogie.
Collecte de signature par la fondation Eliant
574.353 signatures à ce jour
ALLIANCE EUROPEENNE DES INITIATIVES ISSUES DE L‘ANTHROPOSOPHIE
« Mettre l'humain et la nature au cœur de nos préoccupations » Pierre Rabhi
« Alors qu'il devient urgent de changer de paradigmes et de comportement, alors que, plus que jamais, il s'agit d'être 'unis dans la diversité' selon la devise européenne, ce serait faire injure au bon sens et à l'avenir que de permettre à de puissants intérêts de porter un coup fatal à ces véritables alternatives conformes aux enjeux vitaux d'un développement durable et solidaire. C'est pourquoi je soutiens sans réserve l'action ELIANT. »
Lylian Le Goff, médecin, auteur, corédacteur du « Pacte écologique », chapitre Santé : prévenir avant de guérir ; Fondation Nicolas Hulot
Oui au pluralisme et à la qualité de vie.
Vous
utilisez peut-être les produits ou les services issus de
l’alimentation bio-dynamique
« Demeter »
ou de la médecine anthroposophique « Weleda »
et « Wala Dr. Hauschka ».
Quelles
que soient vos opinions politiques, philosophiques ou culturelles,
vous appréciez leur qualité et l’éthique qui
les sous-tend. Ils sont, aujourd’hui, menacés
par des contraintes
réglementaires européennes de plus en plus
restrictives. Contrairement
aux politiques novatrices de certains États membres,
l'Union européenne ne dispose pas encore de cadres juridiques
spécifiques adaptés aux initiatives et entreprises
issues de l'anthroposophie, assurant ainsi leur pérennité.
Il n'y a par exemple aucune base réglementaire qui
tienne compte des méthodes appliquées pour :
L'élaboration des préparations bio-dynamiques (Label Demeter)
Les médicaments spécifiques de la médecine anthroposophique (voir le jugement de la Cours de justice Européenne du 20/09/07 au Luxembourg), (WELEDA et Wala Dr Hauschka)
Une production d'aliments pour nourrissons sans ajout imposé de vitamines synthétiques,
Une éducation et une formation ne donnant pas seulement aux parents la liberté de choix, mais l'étendant aussi aux équipes pédagogiques et à leurs méthodes (pédagogie Steiner-Waldorf soutenue par l'UNESCO).
Les directives européennes en préparation ou déjà adoptées créent une situation qui empêche ces initiatives et ces méthodes non conventionnelles d'exister : l'espace de droit est de plus en plus restreint - voire même tout simplement fermé.
Tout citoyen européen a droit au respect quant à ses choix en matière d’alimentation, de médication et d’éducation. C’est la raison pour laquelle ELIANT a lancé un appel à signatures en vue de faire reconnaître l’utilité sociale et la qualité des innovations anthroposophiques dans ces domaines, qui visent à un mode de vie plus respectueux de l’homme et de la nature.
Vous pouvez contribuer à cette initiative - en signant en ligne sur www.eliant.eu et en faisant connaître et signer la pétition autour de vous. Plus de 350 000 signatures ont déjà été récoltées dans 86 pays. Il en faut un million ; l'action continue jusqu'à l'obtention du million de signatures
Comité de soutien :
- Jean-Marie Pelt, président de l'Institut Européen d'Écologie, professeur à l'Université de Metz
- Albert Jacquard, scientifique, essayiste français, généticien, ancien membre du Comité consultatif national
- Philippe Desbrosses, Dr. ès sciences de l'environnement
- René Barbier, professeur d'université
- Dr Lylian Le Goff, écrivain et conférencier écologique
- Pierre Rabhi, écrivain et conférencier
- Nicolas Joly, "Vignoble de la Coulée de Serrant"
- Daniel Kieffer, FENAHMAN, CENATHO, l'OMNES, « Naturo Magazine »
- Bernard Herzog , Professeur d'Université, Psychanalyste,
- Ha Vinh Tho, formation au Comité International de la Croix Rouge
- Jean-Pierre Camo, Biocontact
- Jean-Yves Udar, AlTerrNatPresse
- Dr R. Kempenich, l'AREMA, Président de l'ECPM (European Council of doctors for Plurality in Medicine)
- Ph. Leconte de la NEF
- Nature et progrès
- les laboratoires Weleda et Wala Dr Hauschka
- la Féderation des écoles Steiner - Waldorf
- DEMETER
- Colette et Michel Pradelle, pour l'APMA
- Dr F. Hibou, communication Weleda
- Dr A. Werckmann
- Centre de vie de Ruzières
- école Supérieure d'Education Sociale de Lausanne
L'Anthroposophie ...
11 octobre 2008
L'INSERM et "Cancers et environnement"
Newsletter
Appel de Paris n°25 – Octobre 2008 – Rapport INSERM :
une avancée dans
la reconnaissance des liens cancer/environnement
Une
expertise collective de l'Institut National de la Santé et de la
Recherche Médicale (INSERM) sur le thème «Cancers et environnement»
annonce que «les modifications de l’environnement pourraient être
partiellement responsables de l’augmentation constatée de l’incidence
de certains cancers». Voir le dossier de presse en cliquant ici.
Parmi les facteurs cancérogènes «avérés ou probables» énoncés figurent
l'amiante, les radiations, le radon ou le tabagisme passif, mais aussi
les pesticides, les dioxines, les PCB, certains métaux lourds, les
particules issues du trafic automobile, etc.
L’ARTAC, pionnière
en France pour l’étude des liens entre cancer et environnement - voir
nos publications scientifiques (1) -, salue cette reconnaissance du
rôle de l’environnement dans l’épidémie de cancers actuelle.
Selon le Pr. BELPOMME, Président de l’ARTAC : «Il
s’agit d’une prise de position très importante de l’INSERM, qui corrige
le point de vue qu’elle avait exprimé en 2005, conforte le message des
nombreux scientifiques ayant signé l’Appel de Paris(2) et confirme le
bien-fondé des travaux réalisés par l’ARTAC, en relation étroite avec
des chercheurs européens et américains. Selon le rapport de l’Académie
de médecine publié en septembre 2007, au moins deux cancers sur trois
n’ont pas de cause connue, liée au mode de vie. Il est clair que les
causes à rechercher sont ailleurs, et que cet ailleurs ne peut être que
l’environnement.»
Le cancer est responsable chaque année
de près de 150 000 décès dans notre pays. En 2005, on estimait à 320
000 le nombre de nouveaux cas de cancers en France. Depuis 1980
l’incidence des cancers a augmenté de 35 % chez l’homme et de 43 % chez
la femme en taux standardisés, c’est-à-dire gommant l’accroissement et
le vieillissement de la population française. Afin de lutter
efficacement contre ce fléau de santé publique, l’ARTAC appelle à
l’accélération des recherches sur les interactions entre cancer et
environnement, et à l’apport de solutions rapides pour réduire
l’exposition des populations à ces facteurs de risque environnementaux,
notamment par l’interdiction des substances les plus dangereuses, et
non l’émission de simples «recommandations».
L’ARTAC
rappelle qu’en matière de cancérogenèse chimique expérimentale, la
durée d’exposition aux agents cancérigènes doit être considérée, plutôt
que l’intensité de dose. De faibles doses répétées peuvent ainsi être
cancérigènes. Au plan international, il est maintenant reconnu que
notre environnement et nos organismes sont contaminés par de très
nombreuses substances potentiellement cancérigènes, mutagènes et/ou
reprotoxiques (CMR), dont nul ne connaît les «effets cocktail» (3).
L’ARTAC
considère comme urgent et prioritaire de protéger les personnes les
plus vulnérables que sont le fœtus (donc la femme enceinte) et les
jeunes enfants. Leurs organismes en développement et leurs mécanismes
de détoxification immatures, sont infiniment plus sensibles aux
substances CMR, et cette exposition peut générer des cancers qui
apparaîtront plusieurs années ou même des décennies plus tard.
________________________________________
(1) Irigaray P., Belpomme D. Mechanism of Environmental
Carcinogenesis. In Encyclopedia of Environmental Health, Elsevier,
scheduled for publication in 2009. (Invited publication)
Belpomme
D. Possible common viral origin of human acute lymphoid leukaemia and
non Hodgkin's lymphoma: a retrospective analysis of experimental data
based on cell cultures, in Viral Cancers: Etiology, Pathogenesis, and
Treatment, Novascience (Invited publication).
Irigaray P.
Adipose tissue as a key contributor to Polycyclic Aromatic Hydrocarbons
induced carcinogenesis. In Polycyclic Aromatic Hydrocarbons: Pollution,
Health Effects and Chemistry (Invited publication)
Belpomme D., Irigaray P. Mechanisms of chemical environmental carcinogens. Carcinogenesis (Invited publication)
Dossier «Cancer : Influence of environment» dirigé par le Pr. Belpomme de la revue Biomedicine & Pharmacotherapy :
•
Belpomme D. Cancer and the environment: Facts, figures, methods and
misinterpretations. Editorial. Biomed Pharmacother. 2007 Dec;61(10):
611-613.
• Irigaray P., Newby J.A., Clapp R., Hardell L.,
Howard V., Montagnier L., Epstein S.S., Belpomme D. Lifestyle-related
factors and environmental agents causing cancer: An overview. Biomed
Pharmacother. 2007 Dec;61(10):640-658.
• Irigaray P., Newby
J.A., Lacomme S., BelpommeD. Overweight/obesity and cancer genesis:
More than a biological link. Biomed Pharmacother. 2007
Dec;61(10):665-678. etc.
Belpomme D., Irigaray P., Hardell L. Electromagnetic fields as cancer-causing agents. Environ. Research, 107 (2008) 289-290.
Belpomme
D., Irigaray P., Hardell L., Montagnier L., Epstein S.S., Clapp R.,
Sasco A.J. The multitude and diversity of exogenous carcinogens.
Environ. Research, 105 (2007) 414-429.
Belpomme D., Irigaray
P., Newby J.A., Howard V., Clapp R., Sasco A.J., Hardell L. The growing
incidence of cancer: role of lifestyle and screening detection. Int J
Oncol. 2007, 30, 1037-1049.
(2) Déclaration internationale
sur les dangers sanitaires de la pollution chimique, signée par
plusieurs prix Nobel et des milliers de scientifiques et médecins.
(3)
Alors que la plupart de ces molécules n’ont pas ou que peu été
étudiées, même individuellement, il est extrêmement difficile si ce
n’est impossible d’analyser les effets de ces nombreuses molécules
combinées dans nos organismes, c’est-à-dire de la «multi-exposition».
Certaines molécules peuvent par exemple potentialiser l’effet d’autres
molécules présentes dans un mélange.
09 octobre 2008
Méditation et santé
La méditation pour se soigner
par supervielle
avec Matthieu Ricard
16 juin 2008
Grenelle de l'Environnement : l'ARTAC s'interroge
Newsletter Appel de Paris n°23 – Juin 2008
Grenelle de l'Environnement : l'ARTAC s'interroge
Les liens entre
santé et environnement sont au cœur des travaux de
l'ARTAC, seule association de recherche sur le cancer
spécialisée dans ce domaine en France. Le Grenelle de
l'Environnement fait donc partie des ses préoccupations et
il en a été question le 3 juin dernier lors de
l'Assemblée générale de l'ARTAC, qui a
réuni, à l'Hôpital Européen Georges
Pompidou, de très nombreux participants, experts,
médecins, chercheurs ou encore représentants de la
société civile. Tous ont fait part de leurs attentes et
surtout de leurs craintes, formulant de nombreuses
interrogations…
Un travail énorme, mais une absence inacceptable : celle des professionnels de santé
Le Grenelle de
l'Environnement, en organisant plus de 50 réunions et en
mettant à contribution environ 300 participants, a accompli un
énorme travail. On ne peut pas dire qu'il n'y a pas
eu de concertation. Cependant, le corps médical et de
façon générale les professionnels de santé
n'ont pas été conviés aux
négociations pour y apporter de façon effective leur
expérience de santé publique. Aucun collège
médical n'a été prévu, alors
qu'en matière de réchauffement climatique,
d'énergie, de transport, de biodiversité, et a
fortiori de santé environnementale, la participation des
professionnels de santé en tant qu'experts et acteurs de
santé publique était sans nul doute indispensable.
Dans les
débats actuels concernant l'environnement, la voix des
professionnels de santé doit se faire entendre, car la facture
sanitaire et socioéconomique à payer pour la mauvaise
santé des populations et les maladies résultant de la
pollution est et sera de plus en plus lourde. Toute politique
environnementale qui n'en tiendrait pas compte ne pourra
être que vouée à l'échec.
Précisons que la non convocation des médecins au Grenelle
de l'Environnement ne lui est pas spécifique. Lors des
négociations européennes concernant le règlement
REACH, les médecins avaient été initialement
très peu consultés. Il a en particulier fallu le poids de
l'Appel de Paris,
signé par plus d'un millier de scientifiques
européens et par le Comité Permanent des Médecins
Européens (CPME), lui-même représentatif de plus de
deux millions de médecins, pour que les problèmes
sanitaires soient pris en compte de façon plus pertinente face
aux pressions lobbyistes de l'industrie chimique et politiques de
certains pays.
Au nom du serment d'Hippocrate, la mobilisation des médecins
Les médecins
ne sont pas des citoyens comme les autres, car ils sont liés au
serment d'Hippocrate. Ils prennent aujourd'hui conscience
qu'ils ne sont pas en état de prévenir les
maladies, toujours plus nombreuses, dont l'origine
environnementale leur apparaît de plus en plus évidente.
Un nombre croissant d'entre eux réalisent que les prises
ou non prises de décisions actuelles, en matière de
santé publique, de soins à l'indigent, de
prévention ou de secret médical les mettent en porte
à faux vis-à-vis de leur serment. C'est donc au nom
de ce serment que plusieurs milliers d'entre eux se sont
mobilisés, se mobilisent aujourd'hui et continueront
à le faire, tant que leur avis n'aura pas
été pris en compte. Rappelons la création
récente de la Coordination Nationale Médicale
Santé Environnement (CNMSE) présidée par le Dr
Fhima, médecin généraliste, et de
l'Association Santé-Environnement Provence (ASEP)
présidée par le Dr Souvet, cardiologue. L'ARTAC
soutient sans réserve ces deux regroupements de médecins
et de professionnels de santé.
Mise à l'index de la Plate-forme commune du corps médical pour la santé environnementale
Le 3 septembre 2007,
le Pr Belpomme remettait en main propre au Ministre d'Etat
Jean-Louis Borloo, au nom des professionnels de santé, les 7
propositions de la « Plate-forme commune du corps médical
en matière de santé-environnementale ». 7
propositions peu ou prou entendues… Ce qui nous amène
à considérer que l'un des points faibles du
Grenelle de l'Environnement concerne la santé
environnementale. La thématique de la santé ne concerne
que 2 des 33 chantiers actuellement opérationnels pour la mise
en œuvre concrète du Grenelle. Aucun des thèmes de
santé publique liés à l'environnement tels
que le problème des substances CMR (cancérigènes,
mutagènes et/ou reprotoxiques), la définition des normes
toxicologiques, les effets sanitaires des pesticides, des OGM, de
l'incinération des déchets ou du
réchauffement climatique n'a été
abordé, de même que ne l'a pas été la
nécessité de sauver le Plan Cancer, alors que celui-ci,
de l'avis de tous, se solde par un échec retentissant, et
celle de développer et revaloriser l'hygiène,
l'enseignement et la recherche médicale en
épidémiologie, toxicogénomie et
écotoxicologie, trois disciplines pourtant essentielles en
matière de recherche en santé environnementale.
Doutes et espoirs
Hormis les
problèmes de santé environnementale, cette
première étape du Grenelle constitue cependant pour la
France un premier pas allant dans le bon sens, étant
donné le très grand effort de concertation qui a eu lieu
et les grandes orientations annoncées dans le discours de
clôture du Président de la République. Le Ministre
d'Etat Jean-Louis Borloo a lancé 33 chantiers
opérationnels ou comités de pilotage pour
concrétiser les décisions prises. Mais la loi «
pro-OGM » adoptée en avril dernier est de très
mauvais augure, irréaliste car scientifiquement inapplicable du
point de vue biologique, sanitaire et écologique. En outre, de
nombreuses propositions du projet de loi du Grenelle sont en
réalité déjà balisées par
l'Union européenne… D'autre part, les
nombreux freins lobbyistes et politiciens qui existent toujours dans le
domaine de l'agriculture, des transports ou encore des
déchets risquent de plomber définitivement les
aspirations du Grenelle et contribuer à mettre en porte à
faux les intentions affichées du Président de la
République.
« Ce dont je
suis certain, c'est que le Ministre d'Etat Jean-Louis
Borloo a compris la gravité de la situation et que son adresse
politique devrait lui permettre d'en relever le défi
à condition qu'il bénéficie d'une
marge de manœuvre suffisante », estime pourtant le Pr
Belpomme, Président de l'ARTAC, qui a rencontré
récemment et à plusieurs reprises M. Borloo. Dominique
Belpomme a été le seul médecin consulté
pour la rédaction d'un hors-série de la Revue
Politique et Parlementaire consacré au Grenelle de
l'Environnement, un numéro qui a tenté de combler
les manquements du Grenelle en matière de politique sanitaire.
Voir l'analyse complète de la loi Grenelle par l'ARTAC
Pour en savoir plus :
Revue
Politique et Parlementaire, avril 2008 : « Environnement,
santé, recherche : quelle politique pour la France »,
Dominique Belpomme.
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