29 mars 2008
citation
"Les riches auront la nourriture, les pauvres l'appétit."
source :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Anarchisme
28 mars 2008
Spéculation et crise, ça suffit!
Stop à la prise d’otage !
D’accord, une fois de plus, nous, les contribuables, nous vous viendrons en aide, à vous les artificiers de la finance… qui oubliez pourtant de vous souvenir que nous existons lorsque le soleil brille sur vos portefeuilles d’actions.
D’accord, nous paierons, mais cette fois-ci, on change tout ! Et c’est nous qui indiquons la sortie dans le théâtre en feu ! La privatisation des profits et la socialisation des pertes… c’est bon, nous connaissons maintenant. La spéculation et la crise, ça suffit : passons à autre chose.
Avec Frédéric Lordon, membre du collectif d’économistes qui appelle à signer une pétition pour imposer une transformation profonde du système financier – lequel ne manquera pas de préparer une nouvelle crise une fois celle-ci résorbée -, "Là-bas si j’y suis" passe à l’action.
AMGs de tous les pays : signez et faites signer !
lien :
Pour signer la pétition Spéculation et Crise, ça suffit!
par Daniel Mermet
du lundi au vendredi de 15h à 16h
Là-bas si j'y suis - France Inter
1979, Cousteau et Tazieff débatent du réchauffement climatique
Haroun Tazieff et le risque de réchauffement climatique
par mouche45
Assez marrant de voir qu'il y a bientôt 30 ans, des scientifiques
environnementalistes par définition, débataient déjà de ces questions,
avec un mélange, comme aujourd'hui, de projections, de certitudes et de
doutes. Cousteau faisait ainsi confiance aux océans et forêts pour
absorber le CO2, alors que Tazieff était un peu plus pessimiste sur la
"régulation naturelle" du phénomène, pointant déjà du doigt les
emissions dues à l'homme.
source :
http://www.neomansland.org
27 mars 2008
Le tourisme autrement (guide par Alternatives Eco)
Sommaire détaillé, en kiosque et vente en ligne
300 millions de touristes en 1980,
900 millions aujourd'hui : Dans ce guide des vacances citoyennes, Alternatives Economiques propose toutes les pistes pour partir autrement et pour promouvoir un tourisme responsable et durable. Edito Voyager autrement (article accessible à tous) Nous sommes de plus en plus nombreux à ne plus vouloir bronzer idiots. Mais aussi à vouloir occuper notre temps de loisirs sans trop détruire la planète, tirer profit des inégalités Nord-Sud ou piétiner la culture de l'autre. Le tourisme et son impact Le tourisme et son impact Le tourisme durable est un idéal difficile à atteindre : les objectifs de développement économique ou social de cette industrie entrent en contradiction avec les enjeux environnementaux. Des contradictions présentes à l’esprit des acteurs alternatifs. La fin du voyage ? Les retombées environnementales du tourisme sont alarmantes. Va-t-on assister à terme à la fin du droit au voyage ou est-il encore possible de réguler ce secteur ? Le tourisme en France Même si, depuis les années 80 et les lois littoral et montagne, l’Etat français a infléchi sa politique touristique, il peine encore à prendre en compte les enjeux du développement durable. Le tourisme social sur la sellette Le tourisme social traverse une crise, alors même qu’il s’agit d’un secteur de plus en plus nécessaire pour faire face aux inégalités en matière d’accès aux vacances. Plaidoyer pour le temps libre Difficile d’opposer le « noble voyageur » au « mauvais touriste », alors que la mobilité est devenue un mode de vie général. Pour être durable, le tourisme doit être pensé en tenant compte des rythmes quotidiens et de l’urbanisme. Outil ou frein au développement ? Laboratoire de la mondialisation, source de revenus et d’emplois, le tourisme est parfois une opportunité pour les pays pauvres, mais aussi souvent une charge. Donner un sens au voyage Les acteurs du tourisme solidaire portent tous une philosophie du voyage et sont souvent des pionniers en matière de réflexion sur le tourisme. Témoignages d’organisateurs et de voyageurs. Chartes et labels Chartes et labels Labels environnementaux, chartes promulguées par les acteurs de terrain ou grandes déclarations internationales, ce chapitre clarifie le maquis de l’offre éthique, solidaire, sociale et écologique. Quelques définitions Chartes éthiques transversales Les «labels» environnementaux Les «labels» environnementaux à l’étranger Les «labels» du tourisme social Les «labels» du tourisme solidaire Les textes institutionnels Les opérateurs Les opérateurs Les pratiques des principaux voyagistes présents sur le marché français, ainsi que l’offre de nombreux opérateurs alternatifs. Des acteurs classés par type d’activité :spécialistes du tourisme d’aventure, écologique, rural, social ou solidaire. Des voyagistes toujours en retard sur le plan social et écologique Accor, Nouvelles Frontières, Club Méditerranée…, les poids lourds du marché touristique français affichent des politiques de responsabilité sociale et environnementale, sans pour autant modifier leurs pratiques en profondeur. Les pratiques sociales des low cost Les compagnies low cost continuent à gagner du terrain et à tirer les conditions sociales vers le bas. Mais leur nouvelle puissance les oblige à améliorer un peu leurs pratiques. Tourisme sexuel : une lutte encore inefficace La lutte contre le tourisme sexuel impliquant des enfants n’a commencé que dans les années 90. Considéré aujourd’hui comme le troisième commerce illégal dans le monde, ce phénomène est loin d’être maîtrisé. Les spécialistes de l’aventure L’écotourisme Les réseaux de tourisme rural Les opérateurs du tourisme social L’offre équitable et solidaire Agir pour un autre tourisme Agir pour un autre tourisme Partir avec le mode de transport le plus écologique, faire des gestes qui préservent la nature, convaincre son comité d’entreprise de proposer d’autres types de voyages…, autant de moyens d’agir pour un tourisme plus durable, en complément de l’action des collectivités locales. Conseils pratiques pour voyager autrement Covoiturage, échange d’appartements, écoproduits…, les outils pour réduire l’impact environnemental d’un séjour ne manquent pas. Les premiers pas de la compensation carbone L’idée de compenser financièrement ses émissions de gaz à effet de serre rencontre de plus en plus d’adeptes. Reste maintenant à réguler la manière dont cet argent est utilisé. L’offre touristique des comités d’entreprise Promoteurs importants du tourisme et des loisirs auprès des salariés, les comités d’entreprise ont largement délaissé le tourisme social et s’ouvrent timidement au tourisme solidaire. Le tourisme solidaire face à la professionnalisation Le tourisme solidaire se développe et se structure, mais il n’a pas encore passé le cap de la labellisation. Les leviers d’action des collectivités locales Les moyens des collectivités locales pour mettre en œuvre une politique de tourisme durable sont nombreux, mais encore peu utilisés. L’impulsion des parcs naturels régionaux Initiés par les élus locaux, les parcs naturels régionaux permettent de protéger des espaces sensibles sur le plan environnemental tout en y organisant le développement touristique. |
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26 mars 2008
Lutte contre la « flambée des prix »
Lutte contre la « flambée des prix » :
des promesses qui n’engagent que ceux qui les croient
à lire ici :
http://www.actionconsommation.org/publication/spip.php?article862
ou là :
Lutte_contre_la___flamb_e_des_prix___25_mars_2008
25 mars 2008
Auto Bio
22 mars 2008
Mai 68 bis : "Vu des nouvelles barricades"
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Vu des nouvelles barricades
Le 19 janvier à Lyon. (AFP) SDF, OGM, reconduites aux frontières… paroles des hérauts de ces nouvelles luttes, qui ne se prétendent pas pour autant héritiers de Mai. CHRISTOPHE ALIX, CATHERINE COROLLER, PIERRE DEMOUX et CHRISTIAN LOSSON QUOTIDIEN : vendredi 1 février 2008
Ils se griment en clowns pour rire aux nez des puissants du G8. Ils tissent leur toile de contre-infos sur le fil du hacktivisme. Ils grimpent sur le toit du Medef pour s’élever contre le détricotage de la culture. Ils multiplient les happenings anti-conso pour railler la société du spectacle du «gagnez plus pour acheter plus». Ils raillent la Françafrique pour mieux esquisser les contours d’une relation Nord-Sud égalitaire. Ils ? Nouveaux contestataires, néo-désobéisseurs, défricheurs d’un altermonde. Frondeurs. Révoltés. Lucides. Passeurs d’idées d’un collectif à l’autre, de réseaux mouvants à des stratégies éphémères, de logiques impressionnistes à des luttes avant-gardistes. Ils ont le souffle des héritiers de 68 sans s’en revendiquer. Exemples…
Travail «Plus ancrés dans le réel» Cathy, Génération précaire «On a des affinités collectives avec 68. Mais il y a plus de souplesse dans nos collectifs, plus de fluidité, plus de dérision aussi. On est moins utopistes, moins idéalistes, moins dupes, plus ancrés dans le réel. On sait que la résistance ne passe pas par les partis politiques ou les syndicats. Mais on est tout aussi radical et subversif que la génération 68. Parler des stagiaires dans la société, c’est s’interroger sur l’utilisation du servage dans notre système, qui dévore une main d’œuvre docile, sans droits, sans parole, sans visage. C’est refuser d’être un fantôme. On n’invente rien, on emprunte à d’autres formes de résistances, comme le théâtre de rue, l’anarchisme écolo des Anglais de Reclaim the Streets. Surtout, on croise nos idées avec d’autres. On se coltine les CRS lors des flash mobs, ces rassemblements éclairs dans des lieux symboliques, sans lancer de pavé, avec le sourire. On a lancé Jeudi noir sur les occupations festives de logement vide. On initie Germinal, un collectif écolo qui consiste à planter des graines dans les murs des villes. On a conscience de l’impuissance, mais on le fait quand même. J’ai 34 ans et je me dis que c’est ça ou mettre une ceinture d’explosif et se faire sauter par rapport à la violence que renvoie la société actuelle.» INTERNET «Le pouvoir à tous» Frédéric Couchet, Association pour la promotion et la recherche en informatique libre «Mai 68 entendait mettre l’imagination au pouvoir. Comme le mouvement du libre dans l’informatique et, plus généralement, le contrôle du savoir. Contre une économie de la rente et du monopole qui fige l’innovation, le logiciel libre pour lequel nous militons à l’April (Association pour la promotion et la recherche en informatique libre) entend libérer le savoir et abolir les barrières technologiques et juridiques dans lesquelles certains essaient de le cantonner. La barrière entre producteur et consommateur disparaît, puisque chacun dispose du logiciel mais aussi de sa recette de fabrication, avec la possibilité d’y apporter sa touche personnelle. Dans l’open source, le pouvoir appartient à tous, et plus seulement à quelques-uns. Le logiciel libre démocratise le savoir en évitant son appropriation exclusive par des multinationales. Le monde du libre induit aussi un changement culturel très profond dans la manière de travailler. A un modèle hiérarchique et fermé opérant en vase clos, le logiciel libre substitue un modèle communautaire, fondé sur la coopération et le partage. Ce n’est pas un hasard si le boom du logiciel libre est allé de pair avec la démocratisation d’Internet. La fantastique croissance de ce réseau mondial a permis une diffusion archi-simplifiée du savoir. On le voit avec un site comme l’encyclopédie libre Wikipedia, qui a permis à des gens issus de la planète entière de travailler ensemble. C’est l’utopie soixante-huitarde du libre devenue en partie une réalité.» Immigration «En rupture avec les partis» Frédéric Touchard, RESF «Je n’ai pas l’âme d’un militant. Très jeune, j’ai senti que jamais je ne serais encarté. Vers 20 ans, j’ai participé à des manifestations contre la centrale nucléaire de Creys-Malville, pour le Larzac. C’est à peu près tout. Comme documentariste, à 46 ans, j’ai fait un film sur ma fille et ses rapports avec une famille guinéenne. Un autre sur Sangatte après la fermeture. Mes films ne sont pas réellement militants. J’essaie de faire réfléchir les gens plutôt que de donner mon point de vue. Quand le gouvernement a commencé à mettre des enfants en centre de rétention, je me suis dit qu’on touchait là à quelque chose de primordial. Après ça, il n’y a plus de limites. Rapidement, on m’a demandé de parrainer une famille. C’était une Ivoirienne, seule avec deux enfants. Assez miraculeusement, elle a obtenu ses papiers. Depuis septembre, j’en parraine une autre. Des Guinéens. Bien sûr, c’est un engagement a minima. Des amis parlent d’"engagement de mère de famille apolitique". RESF n’engendrera pas la révolution. On ne propose pas de projet de société global, on se bat sur des objectifs précis. C’est typique de ces nouveaux engagements, très segmentés. Comme en mai 1968, on est en rupture avec le système des partis.» développement «On construit par le bas» Gus Massiah, Centre de recherche et d’informations pour le développement «Comme association de solidarité internationale, le Centre de recherche et d’informations pour le développement est une petite poussière dans un mouvement altermondialiste, qui prolonge et renouvelle Mai 1968. Car on intègre et on tente de faire évoluer trois dimensions. Les luttes sociales et ouvrières contre les discriminations et les inégalités ; le mouvement de la décolonisation pour l’émancipation des peuples ; la quête pour la démocratie, les libertés et l’égalité. Et même l’environnement, que 68 avait pressenti. La nouveauté, c’est qu’on tente de tisser un maillage avec des mouvements issus du Sud. En refusant le caritatif, la subordination et la domination. On porte un bouleversement radical parce qu’on travaille différemment. Dans l’espace : local, national, international. On ne peut pas parler migrations, dette, pauvreté, agriculture, transports ou villes, corruption, sans penser via ses trois dimensions. Dans le temps : il y a urgence, comme en 68, peut-être plus, mais ce n’est pas l’humanitaire qui s’attaquera aux causes structurelles du mal-développement. On est aussi impatients, aussi exigeants qu’en 68. Mais on veut proposer des alternatives crédibles, et on pense que c’est possible. Et que ce n’est pas en régulant, seul, le marché mondial des capitaux que l’on aura un accès aux droits pour tous. Avec les autres ONG de solidarité internationales, on construit, par le bas, un mouvement profond, pas de surface. On agglutine, on agglomère, on agite les idées et les actions concrètes.» ECONOMIE «Nous donner des limites» Paul Ariès, objecteur de croissance «Nicolas Sarkozy clame sa haine de 68, jugé responsable de l’effondrement des valeurs et des institutions. Mais y aurait-il encore un sens particulier pour les souffleurs de révolte que nous sommes à s’en prétendre les héritiers ? Mai 68 ne parle plus à mes étudiants : du moins pas davantage que 1936, 1848 ou 1793, pas plus que le MLF. Nous sommes davantage les petits enfants de 68 que ses héritiers puisque nous devons nous mettre sur la pointe des pieds pour tenter de nous hisser à la hauteur de la critique soixante-huitarde du productivisme. Comme si la société née depuis 68 était devenue sourde à la critique de toute cette génération. Comme si nous pouvions nous complaire à n’être plus que des forçats du travail et de la consommation. D’autres slogans soixante-huitards auraient aujourd’hui plus de difficultés à convaincre ou même à nous faire rêver. A la certitude de pouvoir changer la vie (sous les pavés, la plage) a succédé l’angoisse de la génération à 1 000 euros de ne même plus parvenir à se faire son trou (sur les pavés, les SDF)… A l’idéal d’une jouissance sans entraves a succédé la dure réalité qui nous rappelle ce qu’il advient si nous nous prenons pour des dieux, si nous perdons la capacité à nous donner des limites (conduites à risque, toxicomanie, réchauffement planétaire, épuisement des ressources, etc.). Mais n’est-ce pas parce que nous sommes des enfants rebelles à ce 68 que nous sommes justement ses héritiers ?» Environnement «On détricote le système» Thierry Baffou, faucheur volontaire «Etre dans la filiation de 68, c’est être en rupture par rapport au modèle dominant, aux conventions. C’est être en résistance et se battre pour les générations futures, pour laisser à nos enfants une autre planète que celle qu’on nous vend aujourd’hui. Depuis dix ans, on est passés par toutes les étapes de la désobéissance civile sur les OGM, une lutte désintéressée, collective, à visage découvert, dans lesquelles on assume nos actions non-violentes. Recours juridiques, pétitions, manifs, fauchages, grèves de la faim : notre révolte tient du cas d’école. On peut nous traiter d’obscurantistes en lutte contre le "progrès" scientifique, mais toute science n’est pas forcément signe de progrès. Oui aux essais confinés, non à la culture en pleins champs. Vive le principe de précaution qui, si on l’avait suivi, n’aurait pas engendré des scandales comme le sang contaminé ou l’amiante. On a un avis éclairé, sans être persuadés de détenir la vérité : on n’a rien d’illuminés, on est déterminés. A travers la lutte contre l’agriculture génétiquement modifiée, on enfonce un coin dans la mondialisation qui privatise les biens publics mondiaux, dans le brevetage du vivant qui confisque la biodiversité. On détricote le système. Etre faucheur, c’est dire qu’on ne veut pas la mainmise des multinationales, c’est dénoncer la privatisation de la planète et la culture du profit pour le bénéfice de lobbies.» LOGEMENT «Un terreau de révolte» Augustin Legrand, Don Quichotte «Les héritiers de 68 ? Dans le cas des Don Quichotte, notre action est différente. On part de quelque chose de très précis, le logement, avec une démarche légaliste : on dénonce la violation d’un droit fondamental, inscrit dans la Constitution, mais violé depuis quarante ans. Je ne connais pas très bien les événements de Mai 68, mais ce qui m’étonne, c’est le flou sur l’héritage de cette lutte, la dichotomie entre les souvenirs, l’image "grand public" et la réalité des acquis sociaux et politiques. Le militantisme des femmes, par exemple, est passé sous silence. Il y a une méconnaissance, un prisme entre la réalité et ce qu’on a voulu retenir, qui permet aujourd’hui à des hommes politiques de faire des raccourcis, de mettre en avant l’image de hippies dans la rue plutôt que de parler des avancées sociales. Aujourd’hui, la victoire des luttes est liée à la fragmentation de ce que l’on exprime. Il faut être très légitime, militer contre des choses précises, pour ensuite tirer la ficelle et parler d’autres problèmes : les banlieues, les handicapés, l’environnement… Il existe un terreau fertile pour une révolte : les gens sont hyper mal, il règne un cynisme incroyable, on chie sur les droits de l’homme, mais je sens une démobilisation. Au canal Saint-Martin, on était 300 à se battre alors que 4 à 5 millions de personnes sont touchées par le mal-logement.» Famille «Désirs subversifs» Martine Gross, Association des parents gays et lesbiens «Le mouvement homosexuel se situe dans le prolongement de Mai 68, avec sa remise en cause globale des institutions de la société, donc de la famille : "L’homosexuel n’aura pas de patrie tant que ne seront pas abolies la cellule familiale ni la société patriarcale", disait-on à l’époque. «Familles, je vous hais, foyers clos, portes refermées, possessions jalouses du bonheur», avait écrit André Gide. On est loin des revendications homoparentales de l’APGL (Association des parents gays et lesbiens). Les thèses subversives "révolutionnaires" ont peu à peu laissé la place à une tendance "réformiste" de lutte contre les discriminations. Et en l’espace d’une vingtaine d’années, les mentalités ont évolué. Elles touchent les homosexuels eux-mêmes, qui ne ressentent plus de honte ni la nécessité de se cacher et de renoncer à fonder une famille. Le modèle traditionnel de la famille n’est plus l’unique modèle : divorce par consentement mutuel, familles recomposées, adoption et progrès des techniques de procréation médicalement assistée (PMA) ont multiplié les types de familles. Et aujourd’hui, c’est l’enfant qui fait la famille plutôt que le mariage. L’enfant est plus que jamais l’avenir de l’individu. Il n’y avait pas de raison que les homosexuels échappent au désir d’enfant. Techniques de PMA, adoption ou filiation reliant un enfant à des parents de même sexe, on peut parler de désirs subversifs. Révolutionnaires ?»
© Libération |
21 mars 2008
Mai 68
http://www.radiofrance.fr/franceinter/ev/fiche.php?ev_id=340
http://www.liberation.fr/dossiers/mai1968/
http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/210308/l-histoire-de-la-prise-de-la-salle-du-conseil
http://www.myspace.com/revivalmai68
* * * * *
Débat : Peut-on enfin écrire la vraie histoire de Mai 68 ?
Télérama.fr - samedi 1 mars 2008
Mai 68 a fait couler beaucoup d'encre. Quarante ans après, des chercheurs offrent pourtant sur les événements un nouveau regard. Plus objectif ?
Il
s'est passé quelque chose en 1968, vers mai-juin. Un peu avant aussi et
beaucoup après. Sur ce point, tout le monde est d'accord. Et la chose
en question doit avoir son importance pour avoir déclenché depuis
quarante ans autant d'émerveillement que de hargne, autant d'éloges que
d'indignités, fort peu de tiédeur en tout cas. Mais que s'est-il passé
au juste ? Une révolution ? Un mouvement social ? La révolte d'une
jeunesse contre les carcans autoritaires ? Une libération sexuelle ? Le
triomphe de l'individualisme ? Un changement d'air et d'ère politique
?... Tant d'interprétations, de commentaires, d'idées générales ni
vraies ni fausses, d'essais, d'albums photo, de numéros spéciaux dans
la presse (y compris à Télérama, qui publiera un hors-série en avril) ont fait de 68 un gigantesque « événement de papier »,
comme dit l'historien Philippe Artières. Mais, quarante ans plus tard,
peut-être le temps de l'histoire est-il venu, celui du recul et de
l'étude.
Longtemps considéré à l'université comme un sujet sulfureux ou porté
par des chercheurs militants, Mai 68 pourrait bien trouver ses lettres
de noblesse, notamment grâce à l'ouverture des archives après le délai
légal de trente ans. En effet, deux ouvrages collectifs surnagent dans
cette actualité éditoriale « spécial Mai » : du côté des sciences
sociales et politiques, Mai-Juin 68, dirigé
par Dominique Damamme, Boris Gobille, Frédérique Matonti et Bernard
Pudal, aux éditions de l'Atelier ; du côté de l'histoire, 68, Une histoire collective (1962-1981), dirigé par Philippe Artières et Michelle Zancarini-Fournel, à La Découverte.
« Il serait stupide de disqualifier le regard des témoins, mais il est bon aussi d'étudier Mai 68 sans avoir de comptes à régler. »
Le premier est davantage un état de la recherche ; le second, un
vrai livre d'histoire ouvert également sur les événements
internationaux, les objets culturels, les portraits d'acteurs oubliés,
et construit pour un public large. Mais les deux ouvrages ont des
points communs : considérer Mai-Juin 68 dans une époque (1962-1981 pour
les historiens, 1945-1975 pour les sociologues), avoir été conçus et
écrits « dans l'intergénérations », autrement dit avec –
naturelle pyramide des âges oblige – une bonne proportion d'auteurs
trop jeunes pour avoir été acteurs de 68. « Il serait stupide de disqualifier par principe le regard des témoins et acteurs, confie Boris Gobille, 35 ans, chercheur en sciences politiques, qui travaille sur le sujet depuis quinze ans, mais
il est bon aussi de l'étudier sans avoir de comptes à régler : je n'ai
ni à faire oublier que j'ai été gauchiste, ni non plus à me rattraper
sur un événement à côté duquel je serais passé. » Même son de cloche chez Philippe Artières, né en mai 1968 : «
Mai 68 m'a donné envie d'être historien, de même que la Commune a
suscité beaucoup de vocations. L'histoire que je pratique, toutes les
méthodes historiques actuelles sont issues de cette époque. Mais les
historiens qui ont vécu 68 répugnent à s'en faire une spécialité parce
qu'ils craignent de faire une histoire d'ancien combattant. J'ai été
l'élève de Michelle Perrot, à qui l'on doit les premiers travaux sur 68
[sur les ouvriers et sur la Sorbonne, NDLR] ; elle ne m'en a jamais parlé. »
Etudier Mai 68, c'est aussi ressentir ce « manque du manque »
que l'historien Christophe Prochasson (1) repère comme caractéristique
du travail historique sur l'époque contemporaine : le trop-plein, trop
de documents, trop de témoignages, trop de mémoires où se rejouent les
affrontements d'hier... Dans le cas de Mai 68, ce « trop » est
particulièrement « trop ». « Pour la guerre d'Algérie ou pour Vichy, c'était le silence qui faisait écran, analyse Boris Gobille, pour Mai 68, c'est la logorrhée. » « Il s'agit donc, affirme l'historienne Michelle Zancarini-Fournel, une des pionnières sur ce sujet, de
dépasser cette gangue d'interprétations générales tout en considérant
que ces lectures mémorielles font désormais partie de l'Histoire. »
Dès 1978, Serge July, oubliant la radicalité de ses engagements maoïstes, avance le mot de « libéral-libertaire ».
Les « lectures mémorielles » en question sont surtout
celles, construites par certains des acteurs eux-mêmes dès les années
70, qui consistent à ne voir dans Mai 68 que le prurit révolutionnaire
d'une jeunesse plutôt dorée contre ses pères, ou la révolte des Trente
Glorieuses contre la société bloquée d'un gaullisme finissant ; bref,
un grand vent d'irrespect joyeux d'individus jouisseurs. Dès 1978,
Serge July, oubliant la radicalité de ses engagements maoïstes, avance
le mot de « libéral-libertaire » dans une interview donnée à la revue Esprit. Le mot fera florès. En 1987, sort au Seuil la première histoire de 68, Génération,
d'Hervé Hamon et Patrick Rotman. On reprochera à cette grande
fresque, palpitante, passionnante, d'avoir phagocyté l'événement en le
concentrant sur les témoignages d'une poignée d'intellos parisiens
sachant exercer le ministère de la parole et occupant depuis des
positions visibles dans les médias, l'édition, la vie intellectuelle,
l'université, les partis politiques. « Génération », encore un mot qui
fera florès. Rotman ne le renie pas aujourd'hui : « En mai 68, une
génération, celle des baby-boomeurs, a pris conscience d'elle-même en
rencontrant un événement fondateur. Si Mai 68 hante encore, c'est parce
qu'il a été un de ces moments de transcendance, de croyance collective
où toute une société éprouve l'espoir de vivre autrement. »
« Nous sommes encore dans un vide bibliographique. Le trop-plein des essais et témoignages cache paradoxalement ce vide. »
De leur côté, les historiens travaillaient. Dès le 4 août 1989
était ouvert, à l'initiative de quelques-uns, dont Michelle
Zancarini-Fournel, le fonds d'archives privées Mémoires de 68, qui
donnera lieu à un Guide des sources d'une histoire à faire (2),
établi en 1993, avant le premier grand colloque universitaire sur 68
qui se tient en 1994 (3). Tout ce travail de collecte a permis de
mettre au jour des centaines de lieux, de collectifs, d'associations,
d'ateliers, qui furent des chantiers d'expérimentation ou de luttes
sociales un peu partout en France.
« Le Mai ouvrier n'a pas eu de lendemains mémoriels, remarque Bernard Pudal. Contrairement
au Front populaire ou à la Commune. On peut y voir la domination d'une
parole par celle, plus audible, des étudiants. Mais l'attitude des
syndicats y est pour beaucoup. La CGT a tout fait pour refuser
l'alliance entre étudiants et ouvriers. Et même s'ils ont été débordés
par leur base, notamment au moment des accords de Grenelle, les leaders
syndicaux demeuraient les interlocuteurs du pouvoir. Résultat : nous
sommes encore, sur 68, dans un vide bibliographique. Le trop-plein des
essais et témoignages cache paradoxalement ce vide. » Dès lors,
l'enjeu de ce quarantenaire pourrait bien être la restauration de cette
histoire sociale, provinciale, paysanne, ouvrière.
Tous s'accordent à dire que Mai 68 s'est achevé entre 1975 et 1980.
L'étude du passé n'échappe pas à la politique du présent, Mai 68 reste
un événement complexe et fortement symbolique dont on ne finit pas,
comme la Révolution française, de se disputer l'héritage. Tous
s'accordent à dire que Mai 68 s'est achevé entre 1975 et 1980 : choc
pétrolier, début du chômage de masse, publication de L'Archipel du Goulag, de
Soljenitsyne, qui met à mal toute défense du communisme, mort de
Sartre (1980), élection de Mitterrand en 1981 avec le slogan
soixante-huitard « Changer la vie ». Alors, que s'est-il
passé en 68 qui vaille encore qu'on lui règle son compte ? Les auteurs
de ces deux livres se gardent de conclure. Sauf à remarquer, comme
Boris Gobille et Bernard Pudal, que « toute crise, guerre ou
révolution fait bouger les lignes parce que des gens qui n'étaient pas
destinés à se rencontrer se parlent. En 68, les places assignées ont
été contestées. On l'a vu entre étudiants et ouvriers, mais aussi, dans
l'Eglise, entre prêtres et laïques, entre citadins et ruraux, hommes et
femmes. On a rêvé d'abattre les frontières des destins fixés. La
réaction, ce n'est pas dire "je ne veux voir qu'une tête", mais "soyez
divers, mais que chacun reste à sa place". Refermer une crise, c'est
refermer toutes les chances de mobilité et de métissage sociaux ».
Catherine Portevin
(1) Dans “L'Empire des émotions, Les historiens dans la mêlée”, éd. Démopolis.
(2) Ed. Verdier.
(3) “Années 68, Le temps de la contestation”, éd. Complexe/IHTP.
A LIRE :
“68, Une histoire collective (1962-1981)”, sous la direction de Philippe Artières et Michelle Zancarini-Fournel, éd. La Découverte, 848 p., 28 EUR.
“Mai-Juin 68”, sous la direction de Dominique Damamme,
Boris Gobille, Frédérique Matonti, Bernard Pudal, Les éditions de
l'Atelier, 448 p., 27 EUR.
“Mai 68 raconté à ceux qui ne l'ont pas vécu”, éd. du Seuil, 168 p., 12 EUR.
15 mars 2008
Quand Dati rime avec démocratie, on expulse la télé libre !!
source : www.latelelibre.fr
13 mars 2008
Message du Dalai Lama prononcé le 10 mars 2008
Chine. L’inquiétude grandit après la répression de manifestants tibétains.
12 mars 2008
Amnesty International a condamné ce mercredi 12 mars la répression très dure de manifestants pacifiques à Lhassa, capitale du Tibet. Selon des témoins oculaires, la police chinoise aurait fait usage le 11 mars de gaz lacrymogènes et d’aiguillons électriques pour disperser 500 manifestants qui réclamaient la libération des moines arrêtés après les manifestations de la veille.
Selon certaines informations, 11 manifestants, parmi lesquels neuf
moines, auraient été violemment battus et arrêtés le 10 mars devant la
cathédrale de Tsuklakhang dans le centre de Lhassa. Ils manifestaient
pour commémorer le 49e anniversaire de la fuite du Tibet du dalaï lama
après son soulèvement manqué contre la domination chinoise. Une
cinquantaine de moines ont également été arrêtés dans toute la capitale.
« Les manifestants ont le droit de protester pacifiquement. La Chine viole les normes internationales en matière de droits humains en leur refusant la liberté de réunion et la liberté d’expression », a déclaré Tim Parritt, directeur adjoint du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International.
« Amnesty International condamne les atteintes aux droits humains quel que soit le lieu où elles se produisent : dans les rues de Pékin ou dans les montagnes du Tibet. »
Amnesty International appelle la Chine à libérer immédiatement toutes les personnes détenues pour avoir exercé leurs droits de manière pacifique.
source : www.amnesty.org
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A quelques mois des Jeux Olympiques de Pékin,
soutenez la cause des droits de l'homme !
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Statement of H.H. the Dalai Lama on the 49th Tibetan National Uprising Day
On the occasion of the 49th anniversary of the Tibetan people's peaceful uprising in Lhasa on 10 March 1959, I offer my prayers and pay tribute to those brave men and women of Tibet who have endured untold hardships and sacrificed their lives for the cause of the Tibetan people and express my solidarity with those Tibetans presently undergoing repression and ill-treatment. I also extend my-greetings to Tibetans in and outside Tibet, supporters of the Tibetan cause and all who cherish justice.
For nearly six decades, Tibetans in the whole of Tibet known as Cholkha-Sum (U-Tsang, Kham and Amdo) have had to live in a state of constant fear, intimidation and suspicion under Chinese repression.-Nevertheless, in addition to maintaining their religious faith, a sense of nationalism and their unique culture, the Tibetan people have been able to keep alive their basic aspiration for freedom. I have great admiration for the special characteristics of the Tibetan people and their indomitable courage. I am extremely pleased and proud of them.
Many governments, non-governmental organisations and individuals across the
world, because of their interest in peace and justice, have consistently
supported the cause of Tibet.
Particularly during the past year, governments and peoples of many countries
made important gestures that clearly expressed their support to us. I would
like to express my gratitude to every one of them.
The problem of Tibet
is very complicated. It is intrinsically linked with many issues: politics, the
nature of society, law, human rights, religion, culture, the identity of a
people, the economy and the state of the natural environment. Consequently, a
comprehensive approach must be adopted to resolve this problem that takes into
account the benefits to all parties involved, rather than one party alone.
Therefore, we have been firm in our commitment to a mutually beneficial policy,
the Middle-Way approach, and have made sincere and persistent efforts towards
achieving this for many years. Since 2002, my envoys have conducted six rounds
of talks with concerned officials of the People's Republic of China to
discuss relevant issues. These extensive discussions have helped to clear away
some of their doubts and enabled us to explain our aspirations to them.
However, on the fundamental issue, there has been no concrete result at all.
And during the past few years, Tibet
has witnessed increased repression and brutality. In spite of these unfortunate
developments, my stand and determination to pursue the Middle-Way policy and to
continue our dialogue with the Chinese government remain unchanged.
A major concern of the People's Republic of China
is its lack of legitimacy in Tibet.
The principal way to lend weight to their position is for the Chinese
government to pursue a policy that satisfies the Tibetan people and gains their
confidence. If we are able to achieve reconciliation by treading a path of
mutual consent, then, as I have already stated many times, I will make every
effort to win the support of the Tibetan people.
In Tibet
today, due to the Chinese governments numerous actions, driven as they are by
a lack of foresight, the natural environment has been severely damaged. And, as
a result of their policy of population transfer the non-Tibetan population has
increased many times, reducing native Tibetans to an insignificant minority in
their own country. Moreover, the language, customs and traditions of Tibet,
which reflect the true nature and identity of the Tibetan people are gradually
fading away. As a consequence, Tibetans are increasingly being assimilated into
the larger Chinese population. In Tibet, repression continues to
increase with numerous, unimaginable and gross violations of human rights,
denial of religious freedom and the politicisation of religious issues. All
these take place as a result of the Chinese governments lack of respect for
the Tibetan people. These are major obstacles the Chinese government
deliberately puts in the way of its policy of unifying nationalities which
discriminate between the Tibetan and Chinese peoples. Therefore, I urge the
Chinese government to bring an immediate halt to such policies.
Although the areas inhabited by Tibetan people are referred to by such
different names as autonomous region, autonomous prefectures and autonomous
counties, they are autonomous in name only; they actually have no real
autonomy. Instead, they are governed by people who are oblivious of the
regional situation, and driven by what Mao Zedong called Han chauvinism. As a
result, this so-called autonomy has not brought the concerned nationalities any
tangible benefit. Disingenuous policies that are not in tune with reality are
causing enormous harm not only to the respective nationalities, but also to the
unity and stability of the Chinese nation. It is important for the Chinese
government, as advised by Deng Xiaoping, to seek truth from facts in the real
sense of the term.
The Chinese government severely criticises me when I raise questions about
the welfare of the Tibetan people before the international community. Until we
reach a mutually beneficial solution, I have a historical and moral
responsibility to continue to speak out freely on their behalf. However, it is
common knowledge that I have been in semi-retirement since the political
leadership of the Tibetan Diaspora has been directly elected by the general
Tibetan populace.
China
is emerging as a powerful country due to her great economic progress. This is
to be welcomed, but it has also provided China an opportunity to play an
important role on the global stage. The world is eagerly waiting to see how the
present Chinese leadership will put into effect its avowed concepts of
"harmonious society" and "peaceful rise". For the realisation
of these concepts, economic progress alone will not suffice. There must be
improvements in observance of the rule of law, transparency, and right to
information, as well as freedom of speech. Since China is a country of many
nationalities, they must all be given equality and freedom to protect their
respective unique identities if the country is to remain stable.
On 6 March 2008, President Hu Jintao stated: "The stability in Tibet concerns the stability of the country, and
the safety in Tibet
concerns the safety of the country."He added that the Chinese leadership must
ensure the well-being of Tibetans, improve the work related to religions and
ethnic groups, and maintain social harmony and stability. President Hu's
statement conforms to reality and we look forward to its implementation.
This year, the Chinese people are proudly and eagerly awaiting the opening
of the Olympic Games. I have, from the very beginning, supported the idea that China should be
granted the opportunity to host the Olympic Games. Since such international
sporting events, and especially the Olympics, uphold the principles of freedom
of speech, freedom of expression, equality and friendship, China should
prove herself a good host by providing these freedoms. Therefore, besides
sending their athletes, the international community should remind the Chinese
government of these issues. I have come to know that many parliaments,
individuals and non-governmental organisations around the globe are undertaking
a number of activities in view of the opportunity that exists for China to make a
positive change. I admire their sincerity. I would like to state emphatically
that it will be very important to observe the period following the conclusion
of the Games. The Olympic Games no doubt will greatly impact the minds of the
Chinese people. The world should, therefore, explore ways of investing their
collective energies in producing a continuous positive change inside China even
after the Olympics have come to an end.
I would like to take this opportunity to express my pride in and
appreciation for the sincerity, courage and determination of the Tibetan people
inside Tibet.
I urge them to continue to work peacefully and within the law to ensure that
all the minority nationalities of the People's Republic of China,
including the Tibetan people, enjoy their legitimate rights and benefits.
I would also like to take this opportunity to thank the Government and
people of India, in
particular, for their continuing and unparalleled support for Tibetan refugees
and the cause of Tibet,
as well as express my gratitude to all those governments and peoples for their
continued concern for the Tibetan cause.
With my prayers for the well-being of all sentient beings.
10 March 2008
Source : http://www.dalailama.com/
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